Tillerson se rend au Koweït, au Qatar et en Arabie saoudite
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Tillerson se rend au koweit, au qatar et en arabie saoudite
Kevin Lamarque
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Tillerson se rend au koweit, au qatar et en arabie saoudite
Kevin Lamarque
ISTANBUL (Reuters) - Le secrétaire d'Etat Rex Tillerson entame lundi une visite de quatre jours au Qatar et en Arabie saoudite mais également au Koweït qui joue les médiateurs dans la crise actuelle dans le Golfe, a annoncé le département d'Etat américain.
Il s'agit pour le chef de la diplomatie américaine de trouver une porte de sortie dans la guerre diplomatique en cours dans la région après le blocus commercial et la rupture des relations imposée par l'Arabie saoudite et ses alliés au Qatar, accusé de soutenir l'extrémisme islamiste.
Tillerson, qui a quitté lundi la Turquie où il participait à une conférence internationale sur le pétrole, a noué de nombreuses relations dans les Etats du Golfe lorsqu'il était le directeur général du géant pétrolier ExxonMobil.
Son conseilleur R.C. Hammond a expliqué que le chef de la diplomatie américaine allait tenter de trouver une solution après le rejet par Doha d'une liste de 13 exigences présentées par l'Arabie saoudite et ses alliés.
"L'enjeu des visites en Arabie saoudite et au Qatar relève de l'art du possible", a commenté R.C. Hammond, précisant que les demandes avaient été formulées et qu'elles ne méritaient pas d'être réexaminées dans leur ensemble.
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"Au cas par cas, elles contiennent certaines choses qui peuvent marcher", a-t-il ajouté.
Les Saoudiens et leurs alliés demandent notamment la fermeture de la chaîne d'information continue Al Djazira et d'une base militaire turque installée sur le territoire qatari.
Ryad affirme que le Qatar finance des organisations extrémistes et reproche à son voisin un rapprochement avec l'Iran, le rival des Saoudiens dans la région.
Doha a démenti ces accusations et de nombreux spécialistes des pétromonarchies font valoir que les exigences saoudiennes visent à brider et contrôler la politique étrangère indépendante menée par les Qataris.
Les Etats-Unis redoutent que cette crise commerciale et diplomatique ait des conséquences négatives sur les opérations militaires américaines d'antiterrorisme et que cela accroisse l'influence régionale de Téhéran qui a apporté son soutien aérien et maritime à l'émirat.
De plus, le Qatar abrite la base aérienne d'Oudeïd, la plus importante infrastructure militaire américaine au Moyen-Orient, à partir de la laquelle sont menées des opérations ariennes contre le groupe Etat islamique en Syrie et en Irak.
Bien que Donald Trump ait adopté une ligne soutenant les Saoudiens, R.C. Hammond a expliqué qu'il était important que toutes les parties en présence, Doha comme Ryad, prennent des dispositions pour mettre fin au soutien financier aux formations islamistes.
"Cela marche dans les deux sens", a-t-il dit. "Personne n'a les mains propres dans ce domaine. Nous voulons faire des progrès contre le financement du terrorisme. Le président croit fermement que si l'on coupe les financements, on coupe la capacité des terroristes à conquérir de nouveaux territoires", a dit Hammond.
"Plus ce contentieux se prolonge et plus cela crée d'opportunités pour l'Iran. Notre objectif est d'assurer la sécurité des Etats-Unis et celle de nos alliés", a-t-il conclu.
(Jonathan Landay; Danielle Rouquié pour le service français)
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