Obamacare: Le Sénat s'oriente vers une abrogation "a minima"
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Obamacare: le senat s'oriente vers une abrogation "a minima"
Handout .
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Obamacare: le senat s'oriente vers une abrogation "a minima"
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WASHINGTON (Reuters) - Le groupe républicain au Sénat se dirige vers une abrogation "a minima" de la loi sur l'assurance-maladie dite "Obamacare", ce qui supposerait l'ouverture de négociations avec la Chambre des représentants, où une première version du texte a été adoptée en mai.
Le démantèlement de la mesure phare de la présidence de Barack Obama promise par Donald Trump divise profondément le camp conservateur. L'aile modérée craint qu'une abrogation pure et simple ne prive des millions d'Américains d'assurance maladie, alors que l'aile dure veut juste voir disparaître une réforme jugée trop coûteuse.
L'option "a minima" s'est dessinée mercredi après le rejet par 55 voix contre 45 d'un texte proposant d'assortir l'abrogation d'une latence de deux ans pour permettre aux parlementaires de s'entendre sur une formule de remplacement.
Une autre option à laquelle les sénateurs travaillaient depuis plusieurs mois pour abroger et remplacer du même coup la loi de 2010 avait déjà été rejetée la veille mardi par 57 voix contre 43.
La formule retenue mercredi propose de supprimer seulement l'obligation faite aux entreprises et aux particuliers d'offrir et de souscrire une assurance-maladie, et d'abolir une taxe sur la vente de matériel médical.
"Je pense qu'il ne faut pas forcément la voir en fonction de son contenu, mais comme un moyen de rapprocher les deux bords. Ce sera la dernière chance", a commenté le sénateur républicain Bob Corker.
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Selon John Cornyn, numéro deux du groupe républicain, cette option de plus en plus d'adeptes. "Je pense qu'il y a une large adhésion", a-t-il déclaré.
Si les sénateurs finissent par s'entendre, une commission mixte paritaire sera mise sur pied pour tenter de rapprocher leur formule de celle votée en mai par les représentants et le texte qui sortira de cette négociation devra à nouveau être approuvé par les deux chambres. Le tout pourrait prendre plusieurs mois.
(Susan Cornwell et Yasmeen Abutaleb, Jean-Philippe Lefief pour le service français)
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