Abdallah de Jordanie rend visite à Abbas à Ramallah
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Abdallah de jordanie rend visite a abbas a ramallah
Gonzalo Fuentes
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Abdallah de jordanie rend visite a abbas a ramallah
Gonzalo Fuentes
par Ali Sawafta
RAMALLAH, Cisjordanie (Reuters) - Le roi Abdallah de Jordanie a rendu visite lundi au président palestinien Mahmoud Abbas en Cisjordanie, une première depuis près de cinq ans, pour un entretien qui a porté sur les récentes tensions à Jérusalem et sur la situation plus globale de la région.
Les deux dirigeants se rencontrent régulièrement à Amman ou dans d'autres capitales de la région mais Abdallah ne s'était plus rendu à Ramallah, siège de l'Autorité palestinienne, depuis décembre 2012.
Le souverain jordanien est arrivé en hélicoptère et sa visite s'est effectuée en coordination avec Israël, qui contrôle tous les points d'entrée et de sortie de Cisjordanie, y compris à la frontière longue de 150 km entre ce territoire palestinien et la Jordanie, ainsi que son espace aérien.
"Nous avons discuté de toutes les questions d'intérêt mutuel et nous sommes convenus de former une commission de crise qui poursuivra les contacts pour évaluer ce qui s'est passé, les leçons qui doivent être tirées et les défis que nous pourrions affronter à la mosquée Al Aksa", a dit le ministre palestinien des Affaires étrangères, Reyad al Maliki, à la presse après cet entretien.
Des violences entre Palestiniens et forces israéliennes ont éclaté mi-juillet après l'installation par Israël de portiques de détection, de caméras et de barrières métalliques pour les musulmans aux entrées du complexe de la mosquée Al Aksa à Jérusalem. Les autorités israéliennes avaient pris cette décision après la mort de deux policiers israéliens tués à l'arme blanche par des Arabes israéliens le 14 juillet.
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UNE RELANCE DU PROCESSUS DE PAIX AUSSI ÉVOQUÉE
L'installation de ces détecteurs de métaux a suscité la colère des Palestiniens et débouché sur des affrontements à Jérusalem-Est et en Cisjordanie, deux territoires occupés par Israël. A la suite de discussions avec la Jordanie, qui a signé la paix avec Israël en 1994 et est chargée depuis les années 1920 de l'administration des lieux saints musulmans à Jérusalem, l'Etat hébreu a levé ce dispositif de sécurité.
Le site où se trouve la mosquée Al Aksa dans la Vieille-Ville de Jérusalem est également saint pour les juifs, qui l'appellent le Mont du Temple.
Au-delà de cette actualité récente, le roi Abdallah et Mahmoud Abbas ont évoqué les tentatives américaines de relance des négociations de paix israélo-palestiniennes, suspendues depuis trois ans, a dit Reyad al Maliki.
Les deux dirigeants ont jugé qu'Israël devait "reconnaître le principe d'une solution à deux Etats et mettre fin aux activités provocatrices de colonisation destinées à empêcher la création d'un Etat palestinien viable et contigu", a ajouté le ministre palestinien.
L'émissaire du président américain Donald Trump pour le Proche-Orient, Jason Greenblatt, s'est rendu à plusieurs reprises cette année à Amman, Ramallah et Jérusalem pour tenter de définir les conditions d'une reprise des pourparlers de paix mais ses efforts n'ont pas suscité l'enthousiasme de ses interlocuteurs. Reyad al Maliki a dit que des émissaires américains étaient de nouveau attendus dans les prochains jours.
Le roi Abdallah et Mahmoud Abbas ont aussi discuté des divergences entre le Fatah, le parti du président palestinien, et le Hamas, mouvement islamiste contrôlant la bande de Gaza, a rapporté Reyad al Maliki.
(Avec Suleiman al-Khalidi à Amman et Nidal al-Mughrabi à Gaza; Bertrand Boucey pour le service français, édité par Henri-Pierre André)
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