Après le Code du travail, l'exécutif lance un second chantier miné
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Apres le code du travail, l'executif lance un second chantier mine
Stephane Mahe
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Apres le code du travail, l'executif lance un second chantier mine
Stephane Mahe
PARIS (Reuters) - Le gouvernement s'est réuni en séminaire dimanche pour la troisième fois sous l'égide d'Edouard Philippe afin d'accorder ses "partitions" sur les chantiers à venir alors que l'exécutif est confronté à un procès en injustice fiscale et sociale.
La réunion, qui se voulait décontractée, devait notamment porter sur la réforme de l'assurance chômage, de la formation professionnelle et de l'apprentissage, qui fera prochainement l'objet d'une concertation, et le "plan étudiant", qui prévoit notamment la création de 60.000 logements pour les étudiants et une aide globale d'autonomie.
Après le premier acte de la réforme du Code du travail, Emmanuel Macron reçoit jeudi et vendredi à l'Elysée les partenaires sociaux sur la réforme de l'assurance chômage.
"Nous avons beaucoup de travail sur la table, il y a beaucoup de choses à faire si on veut continuer à réparer le pays. Ça exige une très bonne coordination et une très bonne entente", a déclaré le Premier ministre aux journalistes.
"Un gouvernement c'est un orchestre, et pour qu'il joue bien, il faut que chacun joue sa partition et que chacun sache quelle partition joue l'autre", a-t-il ajouté avant d'esquiver une question sur la "présidence des riches" qu'Emmanuel Macron incarnerait.
"Notre objectif c'est d'être un gouvernement qui avance, qui travaille. (...) Les commentateurs commentent, posent des questions, elles sont bien naturelles, mais moi, je ne crois qu'à l'action et aux résultats", a-t-il conclu.
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AMENDEMENTS À LA RÉFORME DE L'ISF
Dans un climat social tendu, le gouvernement s'efforce de mettre l'accent sur ses mesures en faveur des populations les plus fragiles alors que le projet de loi de finances pour 2018 est jugé "déséquilibré" au bénéfice des catégories aisées par l'opposition et certains membres de la majorité.
Le chef de file des députés La République en marche, Richard Ferrand, a confirmé dans Dimanche Ouest France que le groupe LREM avait rédigé, avec l'accord du gouvernement, des amendements au projet de budget 2018 visant à gommer les effets les plus controversés de la refonte de l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF).
Le président (LREM) de l'Assemblée nationale, François de Rugy, a par ailleurs laissé entendre qu'une mesure d'équité pourrait être prise en faveur des pensionnaires de maisons de retraite qui seront affectés, sans compensation, par la hausse de la CSG au 1er janvier 2018.
L'examen du PLF 2018 débute cette semaine à l'Assemblée en commission des Finances.
Dans un entretien publié mercredi dernier dans Libération, Edouard Philippe s'était dit "ouvert" à une discussion au Parlement.
Pour l'ancien ministre (Les Républicains) du Travail Xavier Bertrand, "le plus dur arrive avec l'assurance chômage".
"Pour faire bouger les lignes, soit l'Etat casse le paritarisme et reprend la main sur l'assurance chômage, soit il devra trouver des accords avec les syndicats. Or le paysage syndical, au lendemain des ordonnances sur le travail, est toujours aussi morcelé", écrit-il dans Les Echos.
Les responsables des principales centrales syndicales, dont ceux de Force ouvrière et de la CFDT, rétifs à des manifestations, se retrouvent lundi à l'invitation de la CGT pour discuter d'une action commune contre les ordonnances, à la veille d'une mobilisation unitaire des neuf syndicats de la fonction publique contre les mesures d'économies décidées par le gouvernement.
(Sophie Louet)
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