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Pas de front commun syndical contre la réforme du travail

reuters.com

Publié le 09 octobre 2017 à 08:02 - Mis à jour le 13 décembre 2024 à 01:51

France: philippe "assume" a l'oree d'une semaine sociale chargee

France: philippe "assume" a l'oree d'une semaine sociale chargee

Stephane Mahe

Le Quotidien Numérique

13 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
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PARIS (Reuters) - Les syndicats français, réunis lundi soir au siège de la CGT, n'ont trouvé aucun terrain d'entente quant à un appel commun pour une journée de mobilisation contre la réforme du travail, et ils ont décidé de se revoir le 24 octobre.

La CGT, qui avait proposé aux autres centrales la date du 19 octobre pour une journée d'action commune, a finalement appelé seule à des grèves et des manifestations ce jour-là.

"On continue le processus de lutte contre les ordonnances", a déclaré à la presse à sa sortie Fabrice Angéï, membre du bureau confédéral de la CGT.

"Certaines organisations considéraient que la date du 19 octobre était prématurée. Certains voyaient davantage une date mi-novembre", a-t-il expliqué, à la veille d'une grande journée de manifestation des fonctionnaires.

Après plus de deux heures de réunion, les syndicats sont convenus de se revoir après les rencontres avec le chef de l'Etat et le Premier ministre prévues dans les jours qui viennent.

"On va se revoir le 24 pour essayer de bâtir une plate-forme unitaire", a dit Fabrice Angéï.

"On verra le 24 octobre ce que les organisations seront en capacité de faire dans l'unité d'action. A l'issue du 24 octobre, nous, on décidera ce que nous ferons. Il est très probable que ce ne soit pas l'ensemble des organisations qui appellent a quelque chose mi-novembre", a déclaré pour sa part Pascal Pavageau, de Force ouvrière.

Outre la CGT et Force ouvrière, la CFDT, la CFTC, la CFE-CGC, l'Unsa, la FSU, Solidaires et les syndicats étudiants Unef, Unel et Fidl ont participé à la réunion.

Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, avait dit lundi matin sur franceinfo vouloir faire "converger tous (les) mécontentements," évoquant les fonctionnaires, les retraités, les cheminots, les routiers et les salariés du privé.

L'objectif, avait-il ajouté, est de "rabattre un petit peu le caquet" d'Emmanuel Macron, dont il juge la politique contraire aux intérêts des salariés français.

S'il a pu compter sur le ralliement tardif du secrétaire général de Force ouvrière, Jean-Claude Mailly, contraint par son "parlement" de rompre avec sa ligne conciliante, le mot d'ordre est quelque peu différent de celui de la CGT.

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"Je n'ai pas un mandat pour le retrait total des ordonnances", a dit ce dernier sur BFM TV. "Le retrait des dispositions qu'on conteste, oui, mais pas le reste."

En outre, la CFDT continue de refuser de défiler contre les ordonnances Travail afin de réserver ses forces pour les dossiers comme les réformes de l'assurance chômage et des retraites, estimant qu'on ne reviendra pas sur les ordonnances, définitivement adoptées et pour certaines déjà en vigueur.

BERGER NE VEUT PAS D'UN "BAROUD D'HONNEUR"

"Si nous voulons peser ensemble sur la réforme de l'assurance chômage, sur la réforme de la formation professionnelle, je crois que nous avons intérêt à parler d'une seule voix", a dit lundi sur RTL son secrétaire général, Laurent Berger. "Si c'est pour faire un baroud d'honneur..."

"Je crois que le gouvernement attend un peu ça : un syndicalisme que se marginalise en faisant croire qu'il est simplement dans un rôle de contestation", a-t-il lancé.

Edouard Philippe, qui a reçu lundi les syndicats étudiants qui menacent de rejoindre la mobilisation des salariés, entend en tout cas maintenir le cap, notamment en ce qui concerne la modernisation de la fonction publique.

"Mon objectif n'est pas de déconsidérer les fonctionnaires, en aucune façon, jamais de la vie. Mais c'est aussi d'assumer un certain nombre de mesures qui sont prises", a-t-il déclaré.

"On a rétabli le jour de carence(le premier jour d'arrêt maladie pendant lequel les fonctionnaires ne sont pas payés afin de lutter contre l'absentéisme)", a-t-il rappelé sur Europe 1. Pourquoi ? (...) Parce qu'on pense que c'est un bon instrument pour gérer la fonction publique."

En outre, a-t-il promis, "l'augmentation de la CSG sera totalement neutralisée" pour les fonctionnaires qui bénéficieront selon lui d'une "augmentation de pouvoir d'achat annuel d'environ 2% au global".

Pour Jean-Claude Mailly, la coupe est pleine.

"Il y a un vrai malaise dans la fonction publique et je réclamerai à nouveau à M. Macron un vrai débat sur (...) le rôle et les missions du service public", a-t-il estimé.

Laurent Berger a abondé dans le même sens, jugeant qu'il y avait un "problème de reconnaissance".

"Nous demandons au gouvernement deux choses : une discussion sur les missions du service public et la richesse que constituent les agents et un rendez-vous salarial où il y a un gain de pouvoir d'achat pour les fonctionnaires."

(Caroline Paillez, Cyril Camu et Yves Clarisse, édité par Elizabeth Pineau)

reuters.com

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