Sanctionner les pasdaran ferait le jeu des terroristes, dit Téhéran
reuters.com

Sanctionner les pasdaran ferait le jeu des terroristes, dit teheran
Raheb Homavandi
reuters.com

Sanctionner les pasdaran ferait le jeu des terroristes, dit teheran
Raheb Homavandi
LONDRES (Reuters) - Classer le corps des gardiens de la Révolution parmi les organisations terroristes, comme les Etats-Unis l'envisageraient, c'est faire le jeu des terroristes, a estimé mardi un porte-parole du gouvernement iranien.
"Le monde devrait être reconnaissant du combat contre les terroristes, notamment ceux de l'Etat islamique, mené par les gardiens de la Révolution", a déclaré Mohammad Baqer Nobakht lors d'une conférence de presse retransmise à la télévision.
"En décidant de considérer les gardiens de la Révolution comme une organisation terroriste, les Américains rejoindraient donc le camp terroriste", a-t-il ajouté.
Un porte-parole des forces armées iraniennes a pour sa part mis en garde le président américain Donald Trump, qu'il a invité à ne plus menacer la République islamique. L'armée iranienne est en mesure de "donner de nouvelles leçons" aux Etats-Unis, a-t-il assuré.
"Il semble que le gouvernement Trump ne comprenne que les gros mots et a besoin de quelques chocs pour comprendre les nouveaux rapports de force dans le monde", a dit à l'agence de presse Isna Massoud Jazayeri, qui est également l'un des chefs des gardiens de la Révolution.
"Il est temps de donner aux Américains de nouvelles leçons", a-t-il ajouté.
Le ministère iranien des Affaires étrangères avait promis lundi une riposte "terrible" si Washington décidait effectivement de porter les gardiens de la Révolution sur la liste des organisations terroristes.
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

"Les Américains soutiennent Daech. C'est pourquoi ils en veulent aux gardiens de la Révolution, mais ils ne sont pas de taille à leur faire du tort", a quant à lui assuré Ali Akbar Velayati, le plus proche conseiller du guide suprême, Ali Khamenei, cité par Isna.
"Quoi qu'ils fassent, nous prendrons des mesures équivalentes. Toutes les options sont sur la table", a-t-il ajouté.
(Bozorgmehr Sharafedin et Bozorgmehr Sharafedin; Jean-Philippe Lefief et Guy Kerivel pour le service français)
reuters.com