Le deuxième frère du tueur de Marseille arrêté en Suisse
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ZURICH/PARIS (Reuters) - Le deuxième frère d'Ahmed Hanachi, l'homme qui a tué deux jeunes femmes à Marseille le 1er octobre avant d'être abattu par un militaire du dispositif Sentinelle, a été arrêté dimanche soir avec son épouse à la frontière entre l'Italie et la Suisse.
La police fédérale helvétique a déclaré mardi soir qu'Anouar Hanachi, 32 ans, et sa femme, arrêtés par la police cantonale tessinoise à Chiasso, en provenance d'Italie, seraient expulsés.
Ces deux ressortissants tunisiens sont considérés comme une menace pour la sécurité intérieure de la Suisse, a-t-elle dit dans un communiqué publié sur son site internet.
"L'homme est connu des services de police étrangers pour ses liens avec la mouvance terroriste djihadiste", a-t-elle précisé. "En l'état, son rôle dans l'attentat de Marseille, si rôle il y a, n'est pas clair."
"Les deux personnes vont être placées en détention en vue de leur expulsion", a-t-elle ajouté.
L'autre frère du tueur, Anis Hanachi, 25 ans, avait été arrêté samedi dernier à Ferrare, dans le nord de l'Italie, par les services antiterroristes italiens.
Selon une source française proche de l'enquête, Anouar Hanachi et sa femme "apparaissent dans l'environnement" d'Ahmed Hanachi, qui était âgé de 29 ans.
Ressortissant tunisien, il était connu des services de police français sous sept identités différentes.
Il avait eu affaire à la police française à sept reprises depuis 2005 mais n'avait jamais été condamné et n'était pas connu des services antiterroristes.
Deux jours avant le double assassinat, il avait été arrêté à Lyon pour vol à l'étalage puis relâché, ce qui a conduit le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, à demander un rapport à l'Inspection générale de l'administration (IGA).
Ce rapport, rendu public mardi, "montre l'enchaînement des faits qui ont conduit à ne pas placer l'intéressé au centre de rétention alors qu'il était en situation irrégulière (...) et qu'il venait d'être interpellé pour vol", a déclaré Gérard Collomb à la presse.
Le rapport de l'IGA ne dénonce pas de faute individuelle mais un ensemble de "dysfonctionnements graves du dispositif de l'éloignement" des étrangers dans ce type de situation, au sein de la préfecture du Rhône.
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Celle-ci sera réorganisée avec une équipe "profondément renouvelée", a précisé Gérard Collomb.
(John Miller à Zurich et Emmanuel Jarry à Paris, avec Service France, édité par Sophie Louet)
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