Kirghizistan: Victoire contestée en vue pour un allié du président sortant
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Kirghizistan: victoire contestee en vue pour un allie du president sortant
Vladimir Pirogov
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Kirghizistan: victoire contestee en vue pour un allie du president sortant
Vladimir Pirogov
par Olga Dzyubenko
BICHKEK (Reuters) - Un protégé du président sortant du Kirghizistan est donné gagnant dès le premier tour de l'élection présidentielle de dimanche, un résultat inattendu qui contredit la plupart des sondages.
Selon les résultats provisoires publiés par la commission électorale centrale, l'ancien Premier ministre soutenu par le président sortant Almazbek Atambaïev, Sooronbai Jeenbekov, 58 ans, est crédité de 54,22% des voix.
Son principal adversaire, le magnat du pétrole Omurbek Babanov, arrive loin derrière, avec 33.47% des suffrages après dépouillement de 97% des bulletins. La participation est estimée à 55.93%.
Ce score inattendu, qui laisse présager la victoire de Jeenbekov dès le premier tour, contraste avec les anticipations des instituts de sondages qui prévoyaient un scrutin serré entre les deux hommes, se prolongeant au second tour.
Le président Almazbek Atambaïev, qui a renforcé les pouvoirs de l'exécutif, cédait son fauteuil présidentiel au terme d'un mandat de six ans, non renouvelable.
A la différence de ses voisins d'Asie centrale, la plupart gouvernés par des autocrates, le Kirghizistan est crédité d'une démocratie parlementaire relativement stable. Toutefois, les deux premiers présidents élus après la chute de l'URSS ont dû quitter le pouvoir sous la pression de la rue.
Les équipes de campagne de Babanov ont annoncé qu'elles attendraient lundi pour commenter les résultats. Babanov a accusé dimanche le gouvernement d'abus de pouvoir en vue de favoriser l'élection Jeenbekov.
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Très anticipées, les déclarations de l'opposant sont susceptibles de donner le ton d'une éventuelle contestation. En 2005 et 2010, la mobilisation populaire qui a contraint au départ les deux premiers présidents élus s'était focalisée sur des accusations de fraude électorale.
Le président Atambaïev sortant, susceptible de continuer à exercer une certaine influence sous la présidence de son allié, a prévenu dimanche que toute violence serait prétexte à "nettoyer" le pays.
(Olga Djioubenko, Gilles Trequesser et Julie Carriat pour le service français)
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