Le fondateur d'InfoWars jugé pour avoir affirmé que la tuerie de Sandy Hook était un "canular"
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Le fondateur d'infowars juge pour avoir affirme que la tuerie de sandy hook etait un "canular"
Lucas Jackson
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Le fondateur d'infowars juge pour avoir affirme que la tuerie de sandy hook etait un "canular"
Lucas Jackson
AUSTIN, Texas (Reuters) - L'animateur et homme de médias américain Alex Jones, un théoricien du complot qui soutient qu'il n'y a pas eu de tuerie dans l'école primaire Sandy Hook en décembre 2012, comparaît ce mercredi devant un tribunal du Texas pour répondre d'accusations de diffamation portées par les parents de deux des enfants tués.
Le fondateur du site internet InfoWars a assuré en 2013 que le massacre commis dans cette école du Connecticut, fatal à 20 enfants et six enfants, était un canular "mis en scène" et récupéré par des mouvements politiques de gauche pour prôner un contrôle accru sur les armes à feu.
"Sandy Hook est une imposture, complètement fausse, avec des acteurs et, selon moi, une construction", a-t-il dit dans une de ses émissions, en janvier 2015.
Des familles de victimes disent avoir été harcelées par des adeptes des théories de Jones. Certaines ont reçu des menaces de morts et ont dû déménager plusieurs fois.
Dans leur plainte, déposée en avril dernier devant la justice du comté de Travis, où vit Jones, Leonard Pozner et Veronique De La Rosa, aujourd'hui séparés, et Neil Heslin réclament au moins un million de dollars de dommages et intérêts.
Les avocats de Jones devraient invoquer la liberté d'expression pour tenter d'obtenir la relaxe de leur client.
Dans l'histoire criminelle des Etats-Unis, la tuerie de l'école primaire Sandy Hook de Newtown, dans le Connecticut, est l'un des cinq massacres les plus meurtriers commis par un homme seul.
Alex Jones a fondé le site InfoWars en 1999, élargissant progressivement la base de son public. Il a notamment relayé les théories présentant les attentats du 11 septembre 2001 comme une manipulation fédérale.
La semaine dernière, Facebook a suspendu son compte, lui reprochant de propager un discours de haine. La plateforme de vidéo en ligne YouTube a retiré quatre de ses vidéos.
(Jon Herskovitz; Henri-Pierre André pour le service français)
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