Engie va supprimer environ 1 000 postes dans ses fonctions support d’ici à 2028
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810 à 1050. C’est le nombre de postes identifiés en « décroissance » et qui devraient être supprimés d’ici à 2028 au sein du groupe Engie en France dans le cadre d’un plan de performance, selon un document interne, daté d’octobre 2025, qu’a pu consulter La Tribune.
« Nous sommes sur la fourchette haute », précise aujourd'hui Bettina Hortal, coordinatrice CFE-CGC de l'énergéticien. Les principales fonctions visées sont : la finance, le digital et l’IT, mais aussi les ressources humaines ainsi que les activités de business développement, les postes de commerciaux et de marketing. Sont particulièrement concernées les entités Engie Energie Services et Global Business Service (GBS). Celle-ci regroupe les fonctions supports œuvrant pour l’ensemble du groupe.
« En cinq ans, le groupe s’est séparé de 100 000 emplois via des cessions. Les fonctions supports se retrouvent donc surdimensionnées », déplore Yohan Thiebaux, coordinateur CGT chez Engie. Si le terme IA n’apparaît nulle part dans le document, la direction des ressources humaines aurait aussi évoqué à plusieurs reprises les progrès de l’intelligence artificielle pour justifier la « décroissance » à venir de certains postes, rapportent les différentes organisations syndicales.
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« Plus de 300 postes ont d’ores et déjà été supprimés », estime Yohan Thiebaux tandis que la direction communique sur « un peu moins de 300 projets validés ». Ces suppressions, qui s’effectueront « sur la base du volontariat exclusivement » comme le précise la direction dans un mail adressé à La Tribune, sont encadrées via un accord de gestion des emplois et des parcours professionnels (GEPP). Le premier volet a été signé en juillet 2025 par la CFE-CGC, la CFDT et FO. La CGT, première organisation syndicale chez l'énergéticien, « a refusé d'accorder son blanc-seing à cette destruction d'emplois », fulmine Yohan Thiebaux de la CGT. « Nous avons considéré qu’il valait mieux protéger les salariés avec des conditions de départs favorables », défend, pour sa part, Bettina Hortal, de la CFE-CGC.
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