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USA : Biden réclame une enquête sur l'entretien Trump-Zelenski

reuters.com  |   |  424  mots
Usa: biden reclame une enquete sur l'entretien trump-zelenski[reuters.com]
(Crédits : Mark Makela)

DES MOINES, Iowa (Reuters) - L'ancien vice-président américain Joe Biden a réclamé samedi une enquête sur les informations de presse selon lesquelles Donald Trump aurait fait pression sur son homologue ukrainien Volodimir Zelenski afin d'obtenir des éléments supposés compromettants sur lui et son fils.

"Cela ressemble à un flagrant abus de pouvoir. Téléphoner à un dirigeant étranger qui cherche à obtenir de l'aide des Etats-Unis et lui demander des informations sur moi et sous-entendre des choses (...). C'est scandaleux", a déclaré avec colère Joe Biden, pour l'instant favori de la course à l'investiture démocrate pour l'élection présidentielle de 2020.

"Trump fait ça parce qu'il sait que je le battrai à plates coutures et il se sert de cet abus de pouvoir et de toutes les attributions de la présidence pour tenter de me calomnier", a poursuivi Joe Biden lors d'un meeting électoral dans l'Iowa.

Selon le Wall Street Journal et d'autres médias américains, Donald Trump aurait pressé Volodimir Zelenski, à quelque huit reprises au cours d'un entretien téléphonique le 25 juillet dernier, d'ouvrir une enquête sur le fils de Joe Biden.

La conversation a été révélée par un lanceur d'alerte appartenant à la communauté américaine du renseignement et fait l'objet d'investigations de la part de trois commissions de la Chambre des représentants, dominée depuis janvier par les démocrates.

Hunter Biden a travaillé à partir de 2014 pour le groupe énergétique ukrainien Burisma Holding et le camp conservateur américain, qui le soupçonne d'actes de corruption, affirme qu'il aurait bénéficié de la protection de son père.

Joe Biden reconnaît qu'il a menacé, lorsqu'il était vice-président, de suspendre l'aide américaine à l'Ukraine si un procureur enquêtant sur Burisma Holding n'était pas limogé.

Mais le gouvernement américain dans son ensemble, ainsi que l'Union européenne et d'autres institutions internationales ont également réclamé à l'époque le départ de ce procureur qu'ils accusaient de ne pas agir suffisamment contre la corruption.

Le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Vadim Pristaïko, a démenti samedi que Donald Trump ait fait pression sur le président ukrainien lors de la conversation du 25 juillet.

Donald Trump, qui doit rencontrer mercredi Zelenski en marge de l'Assemblée générale des Nations unies, a quant à lui assuré samedi sur Twitter qu'il avait eu une discussion "de routine et parfaitement bonne" avec son homologue ukrainien.

(Amanda Becker, Jonathan Landay; Jean-Stéphane Brosse pour le service français)