Téléchargez
notre application
Ouvrir

"Il ne faut pas lâcher", Marseille reste mobilisée

reuters.com  |   |  310  mots
il ne faut pas lacher, marseille reste mobilisee[reuters.com]
(Crédits : Jean-Paul Pelissier)

MARSEILLE (Reuters) - Plusieurs milliers de personnes, 150.000 selon l'intersyndicale, 12.000 selon la police, ont de nouveau manifesté mardi matin à Marseille contre la réforme des retraites avec l'objectif de "maintenir la pression" sur le gouvernement, mais la mobilisation est en baisse.

Le cortège marseillais a donné le ton de cet acte II syndical après le préambule réussi du 5 décembre. L'affluence était moindre, selon les estimations de la police.

Les manifestants étaient près de 150.000 jeudi dernier selon les organisateurs, 25.000 selon la préfecture de police.

De nombreuses professions étaient représentées mardi: dockers, cheminots, enseignants, personnels hospitaliers, employés de la pétrochimie...

"On maintient la pression sur le gouvernement, la mobilisation reste à un très haut niveau", a dit à Reuters Olivier Mateu, secrétaire départemental de la CGT des Bouches-du-Rhône.

"La grève est en train de s'installer, comme dans le secteur pétrochimique. L'impact économique n'est pas loin, on se rapproche de quelque chose de fort", a-t-il ajouté.

Les manifestants ont multiplié les slogans contre la réforme des retraites, mais aussi contre Emmanuel Macron lui-même.

"Nous allons maintenir la mobilisation jusqu'au retrait pur et simple et total du projet de réforme des retraites", souligne Franck Bergamini, secrétaire général de l'Union Départementale FO.

"Aujourd'hui, les salariés ne vont pas se diviser : le gouvernement doit d'abord retirer son projet et ensuite les discussions avec le gouvernement pourront reprendre", estime-t-il.

"Nous appelons effectivement à maintenir la mobilisation et à amplifier le mouvement car c'est maintenant qu'il faut agir pour faire annuler cette réforme", déclare à Reuters Florence Marly, membre du secrétariat départemental de la FSU.

"Nous avons un taux de grévistes important, les salariés que nous représentons ont conscience qu'il ne faut pas lâcher", dit-elle.

(Marc Leras, édité par Sophie Louet)