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La Syrie dénonce des frappes israéliennes dans le sud de Damas

reuters.com  |   |  375  mots

AMMAN (Reuters) - L'armée syrienne a déclaré mercredi matin qu'Israël a mené des frappes aériennes contre une zone en périphérie de la capitale Damas où, selon des transfuges militaires, les troupes iraniennes sont présentes en nombre.

Il s'agit de la deuxième offensive aérienne menée par l'Etat hébreu dans cette région stratégique en l'espace d'une semaine, après des frappes ayant coûté la vie à trois militaires selon l'agence de presse officielle syrienne Sana.

L'armée syrienne a indiqué dans un communiqué que ces frappes ont été menées depuis le plateau du Golan et ont fait seulement des dégâts matériels.

Selon des transfuges de l'armée, l'offensive avait pour cible une base militaire située à proximité de la ville de Kiswa, où les Gardiens de la révolution iranienne sont retranchés de longue date, à environ 15 km au sud de Damas.

De précédentes frappes menées en juillet dernier ont aussi visé des villes à proximité de Kiswa, où se trouvent des milices pro-Téhéran et sont déployés des combattants du Hezbollah libanais, a déclaré un ancien haut officier de l'armée syrienne.

"Nous ne commentons pas les informations de ce genre", a dit à Reuters un porte-parole de l'armé israélienne.

Israël, qui considère l'Iran comme sa principale menace dans la région, intervient régulièrement en Syrie contre des cibles iraniennes et des milices pro-Téhéran. Les dernières offensives aériennes ont ciblé une zone s'étendant du sud de Damas au plateau du Golan où la présence iranienne accrue inquiète l'Etat hébreu.

Le président syrien Bachar al Assad n'a jamais reconnu publiquement la présence de troupes iraniennes appuyant les forces gouvernementales en Syrie.

Selon des sources au sein des services de sécurité occidentaux, l'Etat hébreu a intensifié cette année ses offensives en Syrie dans le cadre d'une guerre de l'ombre approuvée par les Etats-Unis dans l'objectif de restreindre la portée militaire de l'Iran sans provoquer un lourd bilan humain.

(Suleiman al Khalidi, avec Abdul Khalek au Caire et Jeffrey Heller à Jérusalem; version française Jean Terzian)