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H&M suspend ses commandes en provenance de Birmanie

reuters.com  |   |  349  mots
H&m suspend ses commandes en provenance de birmanie[reuters.com]
(Crédits : Tt News Agency)

STOCKHOLM (Reuters) - Le géant suédois de l'habillement H&M a décidé lundi de suspendre ses commandes en provenance de la Birmanie, se disant choqué par l'usage de la force contre les manifestants qui protestent contre le coup d'Etat militaire du 1er février.

"Même si nous n'avons pas pris dans l'immédiat de décision concernant notre présence à long terme dans le pays, nous avons décidé à ce stade d'interrompre toute nouvelle commande auprès de nos fournisseurs", écrit dans un courriel Serkan Tanka, responsable de H&M en Birmanie.

"Cela est lié à des difficultés concrètes et à un contexte imprévisible limitant notre capacité à opérer dans le pays, avec notamment des obstacles en termes de production manufacturière et d'infrastructures, d'importations de matières premières et de transport des produits finis", a-t-il ajouté.

H&M, numéro deux mondial de son secteur derrière Inditex , le propriétaire de Zara, compte 45 fournisseurs directs en Birmanie, selon le site internet du groupe. H&M s'approvisionne en Birmanie depuis sept ans.

Selon Serkan Tanka, H&M est extrêmement préoccupé par la situation en Birmanie et en discute avec les agences onusiennes, les représentants diplomatiques, les experts des droits de l'homme, les syndicats et d'autres multinationales.

"Ces consultations nous guideront dans notre décision future concernant la manière dont nous, en tant qu'entreprise, pouvons pour le mieux contribuer (...) à ce que demande la population birmane", a-t-il déclaré.

Des usines, des banques et des commerces sont fermés ce lundi à Rangoun, la plus grande ville du pays, à la suite d'un appel syndical à une paralysie de l'économie dans le cadre du mouvement de contestation contre le putsch.

Deux manifestants ont été tués lundi, touchés par balles à la tête selon des témoins.

Les forces birmanes ont tué plus de 50 personnes depuis le putsch du 1er février, selon une estimation fournie la semaine dernière par les Nations unies.

(Anna Ringstrom; version française Claude Chendjou, édité par Blandine Hénault)