Le président iranien accuse les conservateurs d'entraver la levée des sanctions américaines
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Le president iranien accuse les conservateurs d'entraver la levee des sanctions americaines
Keith Bedford
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Le president iranien accuse les conservateurs d'entraver la levee des sanctions americaines
Keith Bedford
DUBAI (Reuters) - Le président iranien Hassan Rohani a accusé mercredi ses adversaires ultraconservateurs de saper les efforts destinés à obtenir une levée des sanctions américaines à l'approche de l'élection présidentielle prévue en juin en Iran.
"C'est une grande trahison de la nation iranienne si un parti ou une personne retarde la fin des sanctions même d'une heure", a-t-il déclaré à la télévision.
"La petite minorité qui obstrue ce chemin doit arrêter son acte destructeur. Si elle s'arrête (...) le gouvernement peut briser les sanctions", a-t-il ajouté, sans plus de précisions.
La nouvelle administration américaine de Joe Biden s'est montrée favorable à un retour des Etats-Unis dans l'accord sur le nucléaire iranien de 2015 à condition que Téhéran en respecte les termes. Cet accord a été dénoncé en 2018 par Donald Trump, qui a rétabli des sanctions contre Téhéran.
Depuis, l'Iran n'a cessé de s'affranchir des termes de l'accord, en reprenant notamment l'enrichissement de l'uranium au-delà du seuil autorisé. Pour relancer l'accord de Vienne, chaque camp veut que l'autre fasse le premier pas.
"Aujourd'hui, les conditions sont meilleures que jamais pour la levée les sanctions", a assuré Hassan Rohani. Les Américains, a-t-il dit, sont prêts à revenir dans l'accord. Il a cependant ajouté: "Les mots ne suffisent pas. Nous attendons des actes."
Mardi, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a déclaré que la situation intérieure de l'Iran retardait la reprise des discussions sur le nucléaire.
Hassan Rohani, perçu comme un pragmatique et dont la présidence a été essentiellement marquée sur le plan extérieur par cet accord sur le nucléaire, ne peut pas briguer de troisième mandat en juin. La liste des candidats à l'élection présidentielle n'a pas encore été publiée.
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Les conservateurs iraniens estiment que les sanctions américaines sont la preuve que la politique de main tendue du président sortant a été un échec. L'absence d'avancées sur la relance de l'accord de Vienne pourrait compromettre les chances des candidats modérés de succéder à Hassan Rohani.
(Bureau de Dubaï; version française Claude Chendjou, édité par Bertrand Boucey)
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