Premières négociations à quatre pour un gouvernement en Espagne
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Premieres negociations a quatre en espagne pour former un gouvernement
© Sergio Perez / Reuters
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Premieres negociations a quatre en espagne pour former un gouvernement
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MADRID (Reuters) - Les premières négociations à quatre autour des socialistes pour tenter de former un gouvernement en Espagne, deux mois après les élections législatives, ont eu lieu lundi sans produire de résultat concret.
Le Parti populaire (PP, droite) du président du gouvernement sortant Mariano Rajoy a remporté le scrutin du 20 décembre dernier mais a perdu sa majorité absolue à la chambre basse du Parlement qui compte 350 députés.
Le PP ayant renoncé à former un gouvernement, le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) de Pedro Sanchez tente à son tour de réunir une majorité, avec Podemos, nouveau venu de la gauche radicale au Parlement, et deux petites formations de gauche. Les premières négociations ont duré cinq heures lundi.
"Nous nous sommes mis d'accord sur les priorités. C'est un bon départ, il faut maintenant le concrétiser", a déclaré Inigo Errejon, un dirigeant de Podemos lors d'une conférence de presse.
Les discussions doivent reprendre mardi soir. Un vote de confiance est programmé pour le 3 mars au Parlement.
Des responsables socialistes rappellent que les quatre partis qui négocient n'ont pas ensemble la majorité absolue en sièges au Parlement.
"Nous nous sommes mis d'accord sur le programme" des négociations, a déclaré le porte-parole du groupe socialiste à la chambre basse, Antonio Hernando. Il a précisé que les grands thèmes n'avaient pas été abordés dans le détail.
Pedro Sanchez a aussi rencontré séparément lundi après-midi Albert Rivera, son homologue du parti centriste Ciudadanos, auter nouveau venu au Parlement, pour étudier les alternatives à une coalition de partis de gauche.
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Pour parvenir à un pacte de gouvernement, les socialistes et Podemos devront résoudre leurs divergences sur un certain nombre de sujet comme par exemple sur la question d'un référendum d'indépendance de la Catalogne.
Pour être viable, une alliance entre le PSOE et Ciudadanos devrait avoir le soutien de Podemos ou du PP, ce qui semble difficile.
Si Pedro Sanchez ne parvient pas à former un gouvernement et que le PP ne parvient pas à présenter d'alternative viable, de nouvelles élections pourraient avoir lieu fin juin.
Selon un sondage Sigma Dos publié dimanche dans le quotidien El Mundo, le PP, qui est confronté depuis quelques semaines à des informations relatives à des affaires de corruption, perdrait quatre siège par rapport à son résultat de décembre. Podemos en perdrait neuf. C'est Ciudadanos qui en gagnerait le plus.
(Blanca Rodriguez et Sarah White; Danielle Rouquié pour le service français)
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