Des ONG des droits de l'homme à nouveau visées en Egypte
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Des ong des droits de l'homme a nouveau visees en egypte
© Asmaa Waguih / Reuters
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LE CAIRE (Reuters) - Les autorités égyptiennes mènent une nouvelle campagne de reprise en main des ONG de défense des droits de l'homme, interrogent leurs employés et ordonnent des gels d'avoirs, en les accusant d'avoir accepté des fonds de l'étranger pour déstabiliser le pays après le soulèvement de 2011.
Les militants égyptiens des droits de l'homme disent être confrontés à l'opération la plus dure dans l'histoire des ONG, dans le cadre d'une campagne plus large visant les libertés conquises à la faveur de la "révolution du Nil", qui avait commencé le 25 janvier 2011 et entraîné la chute du président Hosni Moubarak.
On ignore pour l'instant combien d'organisations vont faire l'objet d'enquêtes, lesquelles visent déjà au moins six ONG bien connues en Egypte. Ont été visés entre autres Hossam Bahgat, fondateur d'EIPR (Initiative égyptienne pour les droits de la personne), et Gamal Eïd, fondateur du Réseau arabe pour l'information sur les droits de l'homme.
Un juge d'instruction a interdit aux deux hommes de se rendre à l'étranger et a ordonné le gel de leurs avoirs, en l'attente d'une décision de justice fixée au 20 avril. Selon le directeur associé d'EIPR, Heba Morayef, le gel des avoirs devrait s'étendre au groupe dans son ensemble, ce qui pourrait l'obliger à fermer ses bureaux.
(Lin Noueihed et Ahmed Aboulenein, Eric Faye pour le service français)
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