Donald Trump et Hillary Clinton gagnent gros à New York
reuters.com

Donald trump remporte la primaire republicaine dans l'etat de new york
CARLO ALLEGRI
reuters.com

Donald trump remporte la primaire republicaine dans l'etat de new york
CARLO ALLEGRI
par Emily Flitter et Jonathan Allen
NEW YORK (Reuters) - Donald Trump, côté républicain, et Hillary Clinton, côté démocrate, ont remporté la primaire organisée mardi dans l'Etat de New York et accompli, chacun dans leur camp, un grand pas vers l'investiture pour l'élection présidentielle du 8 novembre aux Etats-Unis.
Les chiffres définitifs ne sont pas encore connus mais Donald Trump a manifestement remporté une large victoire l'amenant à considérer qu'il ne pouvait plus être rattrapé par ses deux principaux adversaires, John Kasich et surtout Ted Cruz, arrivé troisième.
Hillary Clinton, de son côté, a déclaré que la course à l'investiture démocrate face à Bernie Sanders était entrée dans sa dernière ligne droite et que "la victoire est en vue".
L'Etat de New York étant l'un des plus peuplés des Etats-Unis, ces succès de Donald Trump et de Hillary Clinton pourraient constituer un moment décisif dans cette campagne pour la désignation des deux candidats qui s'affronteront pour succéder à Barack Obama à la Maison blanche.
Portés par cette nouvelle dynamique, les deux favoris auront l'occasion d'enfoncer le clou mardi prochain lors des consultations organisées dans cinq autres Etats du nord-est des Etats-Unis.
L'enjeu pour Donald Trump, qui a fait fortune à New York, est de savoir s'il a remporté la majorité absolue à la fois dans l'Etat de New York dans son ensemble, ce qui semble être le cas, et dans chacun des 27 districts électoraux qui le compose. C'est à ce prix qu'il décrocherait la totalité des 95 délégués en jeu. Sinon, des clefs de répartition différentes s'appliqueraient et il devrait partager les délégués avec Ted Cruz et John Kasich.
Dans son discours de victoire, l'homme d'affaires a appelé les dirigeants du Parti républicain à ne pas lui barrer la route par des jeux d'appareil en incitant ses deux adversaires à ne pas s'effacer alors que, selon lui, il est désormais quasiment impossible mathématiquement que Ted Cruz le rattrape.
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

CLINTON TEND LA MAIN AUX PARTISANS DE SANDERS
L'objectif d'une partie de l'élite républicaine, qui n'apprécie ni la personnalité ni les propositions de Donald Trump, est d'empêcher le milliardaire d'atteindre le seuil des 1.237 délégués qui lui permettraient de remporter l'investiture dès le premier tour lors de la convention du Grand Old Party du 18 au 21 juillet à Cleveland.
Au-delà du premier tour, les délégués à la convention peuvent changer de candidat et le calcul des adversaires de Donald Trump est de trouver une autre personnalité qui réunirait tous les suffrages ne se portant pas sur l'homme d'affaires.
Avant la primaire de New York, Donald Trump comptait 756 délégués contre 559 pour Ted Cruz et 144 pour John Kasich, selon le dernier décompte réalisé par l'agence Associated Press.
Dans le camp démocrate, 291 délégués étaient en jeu, répartis à la proportionnelle.
La victoire de Hillary Clinton permet à l'ancienne secrétaire d'Etat de briser la dynamique qui portait son rival, Bernie Sanders, depuis la fin mars. Sur les huit précédentes consultations, le sénateur du Vermont en avait remporté sept.
La consultation de mardi a été précédée d'échanges particulièrement acrimonieux entre les deux prétendants démocrates.
Une fois sa victoire assurée, et alors que son avance paraît désormais insurmontable, Hillary Clinton s'est toutefois efforcée de rassembler le camp démocrate en s'adressant aux partisans de Bernie Sanders. "Ce qui nous unit est plus grand que ce qui nous divise", a-t-elle lancé.
Avant cette primaire de mardi, Hillary Clinton, qui a été la sénatrice de New York pendant deux mandats, de 2001 à 2009, faisait la course en tête avec 1.758 délégués contre 1.076 pour Bernie Sanders, natif de Brooklyn, selon AP. Ce décompte intègre les "super délégués", élus et cadres du Parti démocrate libres de leur choix. Il faudra au total au moins 2.383 délégués pour décrocher l'investiture du parti lors de la convention de Philadelphie, du 25 au 28 juillet.
Le vote à New York a été émaillé de problèmes. Plus de 125.000 électeurs ont ainsi disparu des listes sur les quelque quatre millions affichant une affiliation partisane pour voter aux primaires.
"Il est ridicule qu'à Brooklyn, New York, où je suis né, des dizaines de milliers de personnes, tel que je le comprends, aient été purgées des listes électorales", s'est indigné Bernie Sanders.
(Avec Megan Cassella et Alana Wise à Washington, Luciana Lopez à New York et Emily Stephenson en Pennsylvanie; Henri-Pierre André et Bertrand Boucey pour le service français)
reuters.com