Plus de 26.000 interpellations depuis le 15 juillet en Turquie
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Plus de 26.000 personnes interpellees en turquie depuis le coup d'etat manque
© Osman Orsal / Reuters
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Plus de 26.000 personnes interpellees en turquie depuis le coup d'etat manque
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ISTANBUL (Reuters) - Plus de 26.000 personnes ont été interpellées en Turquie à la suite du coup d'Etat manqué du 15 juillet, dont 16.000 ont été officiellement arrêtées et placées en détention provisoire, a annoncé mardi le ministre de la Justice, Bekir Bozdag.
Dans une interview diffusée en direct à la télévision, le ministre a ajouté que 6.000 autres suspects étaient toujours en prison mais qu'aucune charge n'avait encore été officiellement retenue contre eux.
Quelque 7.700 autres sont en liberté mais font l'objet d'une enquête pour leur implication présumée dans la tentative de putsch.
Depuis l'échec du coup d'Etat, qui a fait plus de 240 morts et près de 2.200 blessés le 15 juillet au soir et dans la nuit qui a suivi, les autorités turques se sont lancées dans une purge des services de l'Etat.
Des dizaines de milliers de membres de la justice, de l'armée, de la police, des services publics et des médias, soupçonnés de lien avec le réseau de Fethullah Gülen, prédicateur exilé aux Etats-Unis accusé d'être à l'origine du coup de force, ont été arrêtés, limogés ou suspendus.
Le renseignement turc, qui a réussi à s'introduire dans des applications de messagerie sur smartphone utilisées par les putschistes, dit avoir identifié au moins 56.000 personnes en lien avec le réseau "güleniste".
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Ces purges ont été critiquées par les partenaires occidentaux d'Ankara. Dans un entretien accordé au Monde et publié lundi, le président turc Recep Tayyip Erdogan, qui rencontre ce mardi Vladimir Poutine à Saint-Pétersbourg, leur reproche cette attitude.
"Quand M. Poutine m'a appelé pour me présenter ses condoléances, il ne m'a pas critiqué sur le nombre de militaires ou de fonctionnaires limogés. Alors que tous les Européens m'ont demandé: pourquoi tant de militaires sont en détention, pourquoi tant de fonctionnaires ont été démis ?", déclare-t-il.
"Au lieu de faire preuve d'empathie, les dirigeants occidentaux ont eu la réaction opposée. Cela nous attriste, c'est inacceptable", poursuit-il.
(Seda Sezer et Tuvan Gumrukcu; Henri-Pierre André pour le service français)
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