Pas de seconde vague de cyberattaque à ce stade en Grande-Bretagne
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Pas de seconde vague de cyberattaque a ce stade en grande-bretagne
TOBY MELVILLE
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Pas de seconde vague de cyberattaque a ce stade en grande-bretagne
TOBY MELVILLE
LONDRES (Reuters) - Les autorités britanniques ont déclaré lundi en début d'après-midi que le pays n'avait pas connu de deuxième vague de cyberattaque mais les agences spécialisées restent mobilisées.
Les hôpitaux publics du NHS, le National Health Service, ont été parmi les premières entités visées vendredi par une attaque mondiale au "rançongiciel" d'une ampleur inédite qui a bloqué vendredi plus de 200.000 ordinateurs dans 150 pays.
On redoutait une seconde vague lundi matin à l'ouverture des bureaux, lorsque les employés vérifieraient leurs messageries électroniques à leur retour de week-end: le virus WannaCry, qui crypte et bloque les données d'un ordinateur et exige le versement d'une rançon en monnaie virtuelle pour rétablir l'accès, se propage notamment par courriels.
La National Crime Agency a indiqué sur Twitter ne pas avoir observé "de second pic d'attaques du #ransomware (rançongiciel) #WannaCry". "Mais cela ne signifie pas qu'il n'y en aura pas", ajoute l'agence gouvernementale.
Pour le ministre de la Santé, Jeremy Hunt, c'est un développement "encourageant". "Nous n'avons pas assisté à une seconde vague d'attaques et le niveau d'activité criminelle est dans le bas de la fourchette de ce que nous avions anticipé", a-t-il dit sur Sky News.
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Il a appelé ses concitoyens à prendre les dispositions nécessaires pour éviter d'être piégés. "Il faut en particulier s'assurer que nos données sont correctement sauvegardées et que nous utilisons les correctifs des logiciels", a-t-il dit.
Une réunion d'urgence du gouvernement a été convoqué ce lundi à 16h00 GMT pour examiner les conséquences des cyberattaques de vendredi, en particulier dans les services de santé.
Les attaques ont affecté 48 des 248 des directions des services de santé qui ont en charge la gestion des hôpitaux en Angleterre. Les services informatiques ont travaillé toute la nuit pour remettre en route les systèmes d'exploitation.
"Il s'agit d'un problème très compliqué et nous nous tenons informés de l'évolution de la situation", a déclaré le porte-parole de Theresa May.
"D'autres systèmes Windows ont été contaminés. Cela n'est pas du tout limité à XP", a-t-il ajouté faisant référence à l'ancien système d'exploitation de Microsoft qui aurait été particulièrement vulnérable à l'attaque de vendredi. "Le pourcentage d'ordinateurs du NHS qui utilisent XP est passé de 15 à 18% en décembre 2015 à 4,7% aujourd'hui", a-t-il précisé.
(Elizabeth Piper, Kylie MacLellan et Michael Holden; Pierre Sérisier et Henri-Pierre André pour le service français)
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