Immense marche contre la terreur à Barcelone
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Immense marche contre la terreur a barcelone
Albert Gea
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Immense marche contre la terreur a barcelone
Albert Gea
par Sam Edwards
BARCELONE (Reuters) - Plusieurs centaines de milliers de personnes ont défilé samedi soir dans les rues de Barcelone en reprenant pour slogan les mots "Je n'ai pas peur", à la suite des deux attentats islamistes en Catalogne qui ont fait 15 morts la semaine dernière.
Le roi Felipe VI d'Espagne, le président du gouvernement espagnol Mariano Rajoy et le président de la Généralité de Catalogne, Carles Puigdemont, vêtus de sombre, étaient présents dans le cortège, parmi une foule qui arborait des roses rouges, jaunes ou blanches, aux couleurs de Barcelone.
La police a estimé la foule à un demi-million de personnes. Parmi les slogans des pancartes brandies par la foule revenaient ceux-ci: "Non à l'islamophobie!" et "La meilleure réponse: la paix!"
En tête marchaient des commerçants et des habitants riverains des Ramblas, le grand-axe de la ville où un fourgon-bélier a foncé sur des piétons le 17 août, en tuant 13 et en blessant 120 autres.
La foule a applaudi les représentants de la police, des pompiers et des professions médicales, qui ont défilé eux aussi en tête de cortège.
Des membres de la communauté musulmane d'Espagne, dont des femmes portant le voile, ont marché aux côtés du roi et de Mariano Rajoy. Plusieurs orateurs ont lu des textes près d'un arrangement floral dessinant les mots de "Barcelone" et "Je n'ai pas peur" en plusieurs langues, dont l'arabe.
Avant ce rassemblement, la maire de Barcelone, Ada Colau, avait appelé à une participation massive de la population après une "semaine [dernière] difficile, douloureuse" qui a connu deux attentats, revendiqués par le groupe Etat islamique, l'un sur les Ramblas, l'autre dans la station balnéaire de Cambrils.
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"Nous sommes ici pour dire que nous n'avons pas peur, que nous sommes unis et que nous souhaitons la paix", déclarait une participante, Victoria Padilla, retraitée de 59 ans.
Pour un autre participant, Juan Ripoll, 63 ans, "Nous devons savoir nous parler et nous comprendre les uns les autres. Chacun doit apprendre à être plus humain".
En plus des 13 piétons tués par le fourgon-bélier, deux autres personnes ont péri dans les attentats: un automobiliste tué par l'auteur de l'attaque des Ramblas qui lui a volé son véhicule, et l'autre tuée dans l'attaque de Cambrils.
Sur les 12 suspects liés aux attentats, six ont été abattus par la police et deux sont morts dans l'explosion d'une maison avant les attentats. Deux sont en détention provisoire pour meurtre et appartenance à une organisation terroriste et deux autres ont été placés en liberté conditionnelle.
(Eric Faye pour le service français)
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