Réouverture du principal point de passage en Irak et Jordanie
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AMMAN (Reuters) - Le principal point de passage entre l'Irak et la Jordanie doit rouvrir ce mercredi, deux ans après avoir été fermé à cause de la présence des djihadistes du groupe Etat islamique dans la province irakienne d'Anbar, dans l'ouest du pays.
La décision de rouvrir le poste de Trebil a été prise après avoir "protégé la route (...) des attaques et des bandes criminelles", indique un communiqué diffusé conjointement par les gouvernements irakien et jordanien.
Les troupes irakiennes s'étaient retirées de ce poste-frontière, sur les 180 km de frontière séparant l'Irak de la Jordanie, lors de la déroute de l'été 2014, quand l'Etat islamique s'était emparé d'un tiers du territoire irakien.
D'après des responsables jordaniens, les accords douaniers et frontaliers ont pu être finalisés grâce aux mesures prises par l'Irak pour sécuriser les 550 km d'axe routier de la frontière jusqu'à Bagdad.
"L'ouverture du poste-frontière est très importante pour la Jordanie et l'Irak (...) C'est une artère essentielle. (Les deux pays) discutent depuis un moment de sa réouverture", déclarait la semaine dernière le ministre jordanien de l'Intérieur, Ghaleb al Zoubi.
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Grâce à la reprise des villes contrôlées par l'EI, l'armée irakienne a sécurisé la route qui relie le port de Bassorah, dans le sud de l'Irak, au port jordanien d'Aqaba, principale porte d'entrée des importations européennes vers l'Irak.
La Jordanie espère ainsi que la réouverture de cette route va relancer ses exportations vers l'Irak.
"Cela va augmenter les exportations et également relancer le domaine des transports des deux pays. C'est une amélioration majeure pour l'économie", s'est réjoui le président de la chambre de l'Industrie d'Amman, Nael al Husaimi. D'après lui, les coûts de transports devraient baisser de près de moitié.
Le rétablissement des relations commerciales dans la région va également donner un élan au projet d'oléoduc entre les ports de Bassorah et d'Aqaba.
(Suleiman al Khalidi, avec John Davison et Sarah Dadouch; Arthur Connan et Jean-Stéphane Brosse pour le service français)
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