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L'affaire Skripal discutée au prochain sommet européen

reuters.com  |   |  430  mots
L'affaire skripal sera discutee au prochain sommet europeen[reuters.com]
(Crédits : Lehtikuva)

HELSINKI (Reuters) - L'empoisonnement en Angleterre de l'ancien agent double russe Sergueï Skripal sera au menu des discussions des dirigeants de l'Union européenne lors du Conseil européen de la semaine prochaine, a déclaré mercredi Donald Tusk.

"J'exprime ma totale solidarité avec la Première ministre (britannique) Theresa May face à cette attaque brutale inspirée, très probablement, par Moscou", a dit lors d'une conférence de presse à Helsinki le président du Conseil européen.

"Je suis prêt à mettre cette question au programme du Conseil européen la semaine prochaine", a ajouté l'ancien Premier ministre polonais.

Interrogé sur les mesures que l'UE pourrait le cas échéant prendre contre Moscou, Donald Tusk a répondu qu'il fallait avant tout attendre les propositions de Londres.

A Berlin, la chancelière Angela Merkel a assuré que l'UE présenterait une position commune sur l'affaire Skripal.

Interrogée par la chaîne de télévision ARD sur une éventuelle médiation de l'Allemagne entre Londres et Moscou, elle a répondu: "Il ne s'agit pas de médiation. Nous prenons très au sérieux les conclusions du gouvernement britannique. J'ai parlé au téléphone hier avec Theresa May. Nous présenterons un position européenne commune."

La France, pour sa part, attend les conclusions définitives de l'enquête menée en Grande-Bretagne avant de prendre d'éventuelles mesures de rétorsion contre Moscou, a déclaré le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux.

"Nous attendons les conclusions définitives et que les faits soient parfaitement avérés avant de prendre position sur ce type de sujet, comme c'est l'habitude dans notre diplomatie", a-t-il dit lors du compte rendu du conseil des ministres. Quelles conclusions définitives? "De la détermination des causes de la mort et des responsables éventuels".

Prié de dire si la France était prête à prendre des mesures de rétorsion, Benjamin Griveaux a répondu : "On ne fait pas de politique-fiction, une fois que les éléments seront avérés, là viendra le temps des décisions".

"Ce qui s'est passé en Grande-Bretagne, c'est un acte très grave (...) je rappelle que la Grande-Bretagne est un allié stratégique et historique de la France", a-t-il souligné.

Theresa May a accusé mercredi la Russie de tentative de meurtre contre Skripal et sa fille. Elle a annoncé l'expulsion de 23 diplomates russes et la suspension des contacts bilatéraux.

(Jan Strupczewski et Alissa de Carbonnel, Paul Carrel, Marine Pennetier et Jean-Baptiste Vey; Guy Kerivel pour le service français, édité par Arthur Connan)