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L'Iran relativise l'impact du choix de Pompeo sur l'accord nucléaire

reuters.com  |   |  344  mots
L'iran relativise l'impact du choix de pompeo sur l'accord nucleaire[reuters.com]
(Crédits : Leah Millis)

BEYROUTH (Reuters) - L'Iran a dédramatisé mercredi les conséquences éventuelles pour l'accord nucléaire de 2015 de la nomination à la tête de la diplomatie américaine de Mike Pompeo.

L'ancien directeur de la CIA a pris des positions plus intransigeantes que son prédécesseur Rex Tillerson sur l'Iran et l'accord de juillet 2015.

Mais pour Téhéran, ce changement à la tête du département d'Etat est une question interne aux Etats-Unis.

"Ces changements, évolutions et ces limogeages au gouvernement Trump ne sont pas nouveaux", a déclaré le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Bahram Qassemi, lors d'une conférence de presse.

"Nous avons assisté à des mises au point similaires et c'est leur problème interne", a ajouté le porte-parole. "Ce qui est important pour la République islamique est la politique de l'Amérique dans les affaires mondiales et leurs échanges avec vous (...)."

Le plan d'action conjoint ou Joint Comprehensive Plan of Action (JCPOA) en anglais, a été conclu à Vienne le 14 juillet 2015 entre les grandes puissances occidentales et l'Iran pour encadrer les activités nucléaires de la République islamique en échange de la levée de certaines sanctions qui entravaient ses activités économiques.

Donald Trump a donné aux puissances européennes jusqu'au 12 mai pour amender l'accord nucléaire afin de remédier à ses "terribles lacunes", faute de quoi, les Etats-Unis rétabliront les sanctions contre l'Iran.

Le président américain a présenté mardi la question du JCPOA comme un des principaux domaines dans lequel il était en désaccord avec Rex Tillerson.

Un haut responsable militaire américain, le général Joseph Votel, a apporté mardi son soutien à l'accord nucléaire, en disant qu'il était d'accord avec le secrétaire à la Défense James Mattis et le chef d'état-major des armées, le général Joseph Dunford, à savoir qu'un maintien de l'accord nucléaire était dans l'intérêt de la sécurité des Etats-Unis.

(Babak Dehghanpisheh; Danielle Rouquié pour le service français, édité par Arthur Connan)