Quatre militantes des droits des femmes libérées en Arabie saoudite
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RYAD (Reuters) - Quatre militantes saoudiennes des droits des femmes qui avaient été arrêtées la semaine dernière ont recouvré la liberté, a-t-on appris jeudi auprès de leurs consoeurs et de l'organisation Amnesty International.
L'ONG de défense des droits de l'homme avait fait état récemment de l'arrestation d'au moins onze militantes, à quelques semaines de la levée de l'interdiction faite aux femmes de conduire un véhicule dans le royaume.
Ces femmes militaient aussi en faveur de la fin du système de tutelle masculine, en vertu duquel les femmes doivent obtenir l'aval d'un homme de leur entourage pour ce qui relève des grandes décisions à prendre.
Amnesty a d'abord annoncé jeudi la libération d'Aïcha al Manea, 70 ans, qui se bat pour les droits des femmes dans le royaume saoudien depuis les années 1990. D'autres militantes ont ensuite fait état de la libération de Hassa al Cheikh et Madeha Aladjrouch, qui militent elles aussi depuis 1990 pour le droit des femmes à conduire.
La remise en liberté de Wala al Choubbar, plus jeune que les trois autres, a été signalée dans la soirée de jeudi.
Les conditions de leur libération n'ont pas été rendues publiques.
Le gouvernement saoudien n'a fait aucun commentaire et les médias saoudiens n'en ont pas fait état.
Certains craignent que les autres femmes emprisonnées - qualifiées de "traîtres" et "d'agents de l'étranger" par les médias d'Etat - ne demeurent durablement derrière les barreaux.
Leur arrestation a été interprétée par les défenseurs des droits humains et des diplomates comme un moyen de donner des gages au courant conservateur hostile aux réformes sociétales initiées par le prince héritier Mohamed ben Salman.
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Ce pourrait aussi peut-être un message adressé aux activistes pour qu'elles ne réclament pas davantage de droits que ceux que les autorités sont prêtes à leur accorder.
(Sarah Dadouch et Stephen Kalin; Eric Faye et Tangi Salaün pour le service français, édité par Danielle Rouquié et Henri-Pierre André)
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