La Birmanie réfute les accusations de génocide émises par l'Onu
reuters.com

La birmanie refute les accusations de genocide emises par l'onu
ERIC THAYER
reuters.com

La birmanie refute les accusations de genocide emises par l'onu
ERIC THAYER
RANGOUN (Reuters) - Le gouvernement birman a rejeté le rapport d'experts mandatés par les Nations unies selon lesquels le commandant en chef de l'armée birmane, qu'ils accusent de génocide, devait être mis à l'écart, a annoncé mercredi un porte-parole, estimant que la communauté internationale effectuait de "fausses accusations".
Selon le rapport final de la mission onusienne chargée d'enquêter sur la répression à l'encontre de la minorité rohingya, publié lundi, les militaires birmans ont commis massacres et viols collectifs contre les Rohingya avec une "intention génocidaire".
"Notre position est claire et je veux dire clairement que nous n'acceptons aucune résolution prise par le Conseil des droits de l'homme" de l'Onu, a déclaré Zaw Htay dans un entretien publié par les médias officiels.
La Birmanie n'a pas autorisé les enquêteurs de l'Onu à entrer dans le pays, a ajouté le porte-parole du gouvernement.
Il a assuré que le gouvernement avait "zéro tolérance à l'égard de toute violation des droits de l'homme" et mis en place une commission d'enquête afin de répondre aux "fausses accusations" émises par l'Onu et des membres de la communauté internationale.
Les Rohingya, minorité musulmane, sont considérés comme des apatrides en Birmanie, pays majoritairement bouddhiste.
Le gouvernement d'Aung San Suu Kyi rejette la plupart des accusations visant les forces de sécurité, considérant l'offensive de l'armée contre les Rohingya comme une réponse légitime aux attaques d'un groupe insurgé, l'Armée du Salut des Rohingya de l'Arakan (ARSA).
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

"S'il existe des violations des droits de l'homme, donnez-nous des preuves solides, des archives et une date afin que nous puissions mener des actions en justice contre ceux qui enfreignent les règles", a dit Zaw Htay.
Parallèlement à la publication du rapport onusien, Facebook a annoncé la suppression des comptes du commandant en chef de l'armée birmane, le général Min Aung Hlaing, et d'autres hauts gradés.
Une enquête de Reuters publiée à la mi-août a montré que le réseau social peinait à contrôler la diffusion de messages haineux à l'encontre des Rohingya en Birmanie.
Zaw Htay a dit que le gouvernement s'interrogeait sur la démarche de Facebook, estimant qu'elle avait provoqué "une montée des critiques et de la peur parmi la population".
(Poppy Elena McPherson; Jean Terzian pour le service français)
reuters.com