UNRWA: Washington s'attaque au droit international, dit un ministre palestinien
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Unrwa: washington s'attaque au droit international, dit un ministre palestinien
Francois Walschaerts
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Unrwa: washington s'attaque au droit international, dit un ministre palestinien
Francois Walschaerts
LE CAIRE (Reuters) - Les Etats-Unis "s'attaquent au droit international" en suspendant leur contribution à l'UNRWA, l'agence des Nations unies qui vient en aide aux réfugiés palestiniens, a déclaré mardi au Caire le ministre des Affaires étrangères de l'Autorité palestinienne, Ryad al Maliki.
"Le gouvernement américain a commencé à s'attaquer au peuple palestinien et au droit international", a-t-il dit lors d'une réunion de la Ligue arabe dans la capitale égyptienne.
L'UNRWA apporte une aide à quelque cinq millions de réfugiés palestiniens répartis entre la Jordanie, le Liban, la Syrie, la Cisjordanie occupée et la bande de Gaza. La majeure partie sont des descendants des 700.000 Palestiniens chassés de chez eux ou qui ont fui lors de la guerre israélo-arabe de 1948, qui déboucha sur la création de l'Etat d'Israël.
Les Etats-Unis, qui étaient le plus important donateur de l'UNRWA, ont annoncé au début du mois l'arrêt de leurs versements à cette agence financée presque entièrement par des contributions volontaires d'Etats. Le département d'Etat américain a expliqué que le modèle économique et les pratiques budgétaires de l'agence présentaient des "défauts irrémédiables".
L'UNRWA tente de compenser l'arrêt de l'aide américaine en trouvant des soutiens financiers auprès des Etats du Golfe et des pays européens afin de couvrir un manque à gagner de 200 millions de dollars.
"Je fais humblement appel à chacun de vous pour garantir que les promesses faites (à l'UNRWA) soient effectivement réalisées", a déclaré le président de l'organisation Pierre Krahenbuhl aux délégués de la Ligue arabe réunis au Caire. "Envisagez également, s'il vous plaît, la possibilité de nouvelles donations en cette période difficile".
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La Turquie, qui se montre critique avec la politique des Etats-Unis au Proche-Orient, a jugé que la décision de l'administration Trump était inquiétante et exprimait "à nouveau le signe que les Etats-Unis avaient perdu leur position impartiale dans le processus de paix" entre Israéliens et Palestiniens.
(John Davison, Guy Kerivel pour le service français)
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