Départ de Jouanno, l'exécutif ouvert à la transparence salariale
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Depart de jouanno, l'executif ouvert a la transparence salariale
Gonzalo Fuentes
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Depart de jouanno, l'executif ouvert a la transparence salariale
Gonzalo Fuentes
PARIS (Reuters) - Le ministre de l'Economie et des Finances s'est dit favorable mercredi à un effort de transparence sur les rémunérations dans la haute fonction publique au lendemain du retrait du grand débat national de Chantal Jouanno, qui juge légitime le "questionnement" sur ces traitements.
La présidente de la Commission nationale du débat public (CNDP) a annoncé mardi soir sur France 2 qu'elle renonçait au pilotage du grand débat national proposé par Emmanuel Macron en réponse à la crise des "Gilets jaunes", à cause de la polémique sur le montant de son salaire.
L'hebdomadaire Marianne a révélé lundi que l'ex-ministre percevait 14.700 euros brut par mois. Elle restera à la tête du CNDP malgré son retrait.
"Son salaire est fixé avec des règles qui sont les mêmes pour tous. Peut-être qu'il faut faire plus de transparence sur ces niveaux de salaire, moi ça ne me pose aucune difficulté", a réagi Bruno Le Maire sur France Culture, tout en prenant acte d'un "choix personnel".
"Ce qui compte pour moi, je vais vous le dire très sincèrement, ce n'est pas la démission de Chantal Jouanno, c'est le succès du grand débat. Je pense que ce grand débat est vital, c'est ce qui doit permettre de transformer une crise en nouvel élan pour notre pays", a souligné le ministre avant un séminaire gouvernemental sur la question.
Le grand débat doit s'ouvrir le 15 janvier sous l'égide du chef de l'Etat qui se rendra à Grand Bourgtheroulde, une commune de l'Eure, a précisé mercredi sur LCI Sébastien Lecornu, ministre des Collectivités territoriales.
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Les niveaux de salaire dans les 26 autorités administratives indépendantes (AAI) françaises sont régulièrement l'objet de débats.
"On peut les remettre en cause, on peut en discuter, on peut faire plus de transparence sur les niveaux de salaire dans la haute fonction publique, ça ne me pose aucune difficulté d'être totalement transparent", a déclaré Bruno Le Maire, sans indiquer si la discussion interviendrait dans le cadre du grand débat.
"QUELQU'UN QUI AIT LA CONFIANCE DES FRANÇAIS"
Chantal Jouanno a réaffirmé sur France Inter que la polémique la visant aurait été "un frein à la tenue du débat" et que celle-ci était "la seule raison" de son retrait, alors que les oppositions dénoncent une initiative d'ores et déjà avortée.
"La polémique serait revenue en permanence", a-t-elle justifié, précisant qu'elle assumait "pleinement" son niveau de salaire. Pour autant, a-t-elle poursuivi, "ce débat est légitime, il ne faut surtout pas considérer que c'est un questionnement illégitime qu'on peut balayer".
Le grand débat national "porte quand même fondamentalement sur la question du pouvoir d'achat et de la justice sociale, et l'ensemble de ces rémunérations sont considérées par nombre de personnes qui se sont exprimées comme injustes", a plaidé Chantal Jouanno.
"Comment voulez-vous piloter un débat et en même incarner ou porter ce sentiment d'injustice?", a-t-elle dit.
Organisation et méthode du débat sont prêts, "il sera opérationnel au 15 janvier", a assuré Chantal Jouanno.
Interrogée sur le profil de la personnalité appelée à remplacer la présidente du CNDP, la ministre de la Santé et des Solidarités a estimé sur BFM TV et RMC Info qu'il n'y avait "plus tant que ça" de "Sages" aujourd'hui en France.
"Il faut quelqu'un qui ait la confiance des Français, qui ne soit pas suspecté d'être proche d'un élu, d'un mouvement", a dit Agnès Buzyn, regrettant le départ d'une "femme raisonnable".
La ministre a jugé elle aussi nécessaire de "remettre à plat" les modalités de rémunération pour certaines AAI, rappelant qu'"historiquement", certains postes stratégiques comme la présidence de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) bénéficiaient de rémunérations élevées "pour éviter la corruption potentielle de ces hauts fonctionnaires qui ont à prendre des décisions importantes pour la nation".
"Moi je pense qu'il faut probablement remettre à plat, en fonction des postes et des responsabilités : n'entrons pas dans un poujadisme général qui est que personne ne doit être payé plus que trois fois le smic ou deux fois le smic".
(Sophie Louet)
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