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Russie : Des journalistes occidentaux seront expulsés si YouTube bloque l'accès à des conférences de presse

reuters.com  |   |  308  mots
Russie: des journalistes occidentaux seront expulses si youtube bloque l'acces a des conferences de presse[reuters.com]
(Crédits : Pool)

(Reuters) - Le ministère russe des Affaires étrangères a déclaré jeudi que les journalistes occidentaux seraient expulsés de Russie si YouTube, le réseau de partage de vidéos d'Alphabet, bloque l'accès aux conférences de presse de sa porte-parole.

Maria Zakharova, porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, qui tient un point presse hebdomadaire portant notamment en ce moment sur l'intervention militaire en Ukraine, a déclaré que le ministère avait mis en garde YouTube contre le blocage de son contenu.

"Nous sommes juste venus et leur avons dit : 'Vous bloquez une autre conférence de presse, un journaliste ou un média américain rentre chez lui'", a-t-elle déclaré, citée par l'agence de presse TASS.

"Une autre conférence de presse bloquée, nous désignerons un journaliste en particulier ou un média en particulier qui retournera chez lui."

Ces propos interviennent quelques jours après l'adoption d'une loi permettant au parquet de fermer les bureaux de médias étrangers à Moscou si un pays occidental se montre "inamical" envers les médias russes, une riposte à la fermeture de certains médias russes, tels que RT et Spoutnik, dans certains pays occidentaux.

Maria Zakharova a également dit que Moscou travaillait sur des mesures à l'encontre des médias anglophones en réponse aux "actions inamicales" des gouvernements étrangers à l'égard de la presse russe, sans fournir plus de détails.

En mars, le président Vladimir Poutine a promulgué une loi prévoyant une peine de 15 ans de prison pour la diffusion intentionnelle de "fausses informations" sur les forces armées russes à propos du conflit en Ukraine, ce qui a amené certains médias à retirer leurs journalistes de Russie.

D'autres médias occidentaux, dont Reuters, sont restés en Russie.

(Reportage Reuters, version française Diana Mandiá)

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