"France is back" clame Macron à Davos

Par latribune.fr  |   |  310  mots
Dans son discours, Emmanuel Macron (ici en compagnie du fondateur du Forum économique mondial, Klaus Schwab) a notamment appelé les multinationales, dont beaucoup ont envoyé leur état-major dans la très chic station de ski suisse, à "renoncer à l'optimisation fiscale à tout crin". (Crédits : Reuters)
"La France est de retour", a lancé mercredi Emmanuel Macron sous les applaudissement des grands patrons et dirigeants politiques réunis à Davos, où il a aussi réclamé un "nouveau contrat mondial" face à une mondialisation "qui tire le monde vers le bas", fustigeant au passage les géants du numérique "qui ne paient pas d'impôts".

Le discours d'Emmanuel Macron, ce mercredi après-midi à Davos, était très attendu. "France is back" -"la France est de retour"-, a-t-il lancé sous les applaudissement des grands patrons et dirigeants politiques réunis pour l'édition 2018 du Forum économique mondial. Dans son discours, le président français a aussi réclamé un "nouveau contrat mondial".

"Il était interdit d'échouer en France et interdit de réussir", a estimé le président français, lui qui veut encourager au contraire à "prendre des risques", et qui a longuement détaillé ses réformes en anglais.

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Non à la mondialisation "qui tire le monde vers le bas".

Mais c'est en français que le chef de l'Etat a poursuivi sa longue allocution, pour réclamer un "nouveau contrat mondial" face à une mondialisation "qui tire le monde vers le bas". Sans quoi, a-t-il averti, "les extrémismes gagneront dans 10 ou 15 ans dans tous les pays." Emmanuel Macron a par exemple appelé les multinationales, dont beaucoup ont envoyé leur état-major dans la très chic station de ski suisse, à "renoncer à l'optimisation fiscale à tout crin".

Les gouvernements devraient eux avoir des "stratégies fiscales coordonnées au niveau international", notamment pour taxer les géants du numérique "qui ne paient pas d'impôts", a dit le président français.

Cesser la "course au moins-disant" fiscal entre Etats

S'il vient de baisser le taux d'imposition des sociétés, tout comme d'ailleurs le président américain Donald Trump, attendu jeudi à Davos, Emmanuel Macron n'en a pas moins appelé à cesser la "course au moins-disant" fiscal entre Etats.

Le président français souhaite par exemple que les Etats-Unis et la Chine rejoignent une initiative d'harmonisation fiscale menée par l'Organisation de coopération et de développement économique (OCDE).

(Avec AFP)