A Davos, Macron propose un "nouveau contrat mondial"

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(Crédits : Reuters)
Soigner la France, l'Europe et le monde, telle est la prescription que le docteur Macron a proposé mercredi lors de son intervention au forum de Davos. Comme plat de résistance avant la venue vendredi de Donald Trump, il a promu une France conquérante, "de retour" dans une future "Europe puissance" et plaidé pour un nouveau « contrat mondial » face à la montée des égoïsmes nationaux.

Un discours d'une bonne heure, en séance plénière devant une salle comble et largement acquise, alternant le français, l'anglais, le français, l'anglais, pour s'adresser à tous les publics de cette tribune exceptionnelle qu'est pour un chef d'Etat le forum économique de Davos. Habitué des lieux, mais pour la première fois dans la position de « patron » de la maison France, Emmanuel Macron a été accueilli comme une rock star, et aussi un peu comme l'un des rares à avoir le leadership susceptible de faire le poids face au président américain, qui interviendra vendredi après-midi.

Le sauveur du monde libre

Le président français a entamé son discours par une remarque sur la neige tombée en abondance à Davos cette année, comme un clin d'œil à la réalité du changement climatique : « vous n'avez pas invité de climato-sceptique à cette tribune ? », a-t-il lancé ironique à Klaus Schwab, fondateur du World Economic Forum qui l'a accueilli en présentant presque comme le sauveur du monde libre, du monde de Davos en tout cas, qui défend la mondialisation et le libre-échange. « Vous êtes le symbole de la politique dont nous avons besoin pour nous guider dans le nouveau monde » : c'est une déclaration d'amour que lui a fait Klaus Schwab, devant un parterre de dirigeants avec au premier rang le roi d'Espagne, mais aussi une importante délégation française, de Christine Lagarde, directrice générale du FMI à Isabelle Kocher, directrice générale d'Engie, en passant par Patrick Pouyanné (Total), Maurice Lévy (Publicis), Bernard Charlès (Dassault Systèmes) ou son ex-mentor Jacques Attali.

"France is back"

Invité à proposer sa vision et des solutions pour « un monde fracturé », thème général de cette 48ème édition du forum, Emmanuel Macron a été clair sur ses intentions : « Je suis venu lancer un appel à l'action », a affirmé le président français dans un discours articulé en trois parties, la France, l'Europe, le monde. Emmanuel Macron a commencé par défendre son action interne. Deux jours après avoir reçu 140 PDG de multinationales à Versailles pour le sommet « choose France » au cours duquel 3,5 milliards d'euros d'investissements étrangers ont été annoncé, il a voulu clore cette séquence attractivité en faisant la pédagogie des réformes qu'il a engagées depuis son arrivée. Un service après-vente destinée à défendre une France conquérante (« France is back »), même si il y a encore beaucoup de chemin à parcourir.

Les cinq piliers de la politique qu'il mène sont dans l'ordre : le capital humain et l'innovation ; l'investissement et le capital ; la flexibilité du marché du travail et les réformes des secteurs clefs que sont l'énergie, le logement et les transports ; faire de la France un pays modèle de la lutte contre le changement climatique;  et enfin, son préféré, la transformation "culturelle" du pays. Lutte contre la bureaucratie, simplifications, stabilité fiscale pour cinq ans et surtout droit à l'erreur : « l'image du pays, c'est qu'il est à la fois interdit d'échouer et interdit de réussir », et c'est cela qu'il veut changer car "la France est une nation d'entrepreneurs", a-t-il assuré.

Une Europe puissance

Au-delà de cette opération séduction, où il s'est exprimé en anglais, Emmanuel Macron a ensuite articulé son propos sur la nécessité de réformer l'Europe. Au-delà du calendrier de 2018 sur les quatre dossiers en cours (Europe de l'énergie, de la défense, du numérique et l'immigration), Emmanuel Macron veut que soit définie une « stratégie à dix ans ». Et il a été très direct : il serait « naïf de penser qu'on peut faire cela à 27 ». Ainsi « ceux qui ne veulent pas avancer ne doivent pas bloquer ceux qui sont ambitieux » pour définir une telle stratégie. La proximité de l'accord de grande coalition conclu entre Angela Merkel et le SPD fait pousser des ailes au président français qui espère désormais pouvoir avancer de concert avec l'Allemagne, même s'il ne faut pas s'illusionner sur la capacité de notre voisin d'aller très loin : Angela Merkel, qui s'était exprimée peu avant sur le renforcement de la zone euro, a répété qu'il n'y aurait pas de mutualisation des risques ou des dettes et que si on pouvait avancer sur l'Union bancaire ou celle des marchés de capitaux, sa vision à elle est bien plus prudente que celle de « l'Europe puissance », plus romantique portée par le président français.

Haro sur les "passagers clandestins" de la mondialisation

Enfin, dans une troisième partie, la plus longue, prononcée curieusement en Français, comme si le chef de l'Etat voulait à ce moment-là s'adresser plutôt aux Français justement, Emmanuel Macron a fait un long plaidoyer contre la montée du nationalisme et pour le maintien d'un monde ouvert, mais avec des propos plus critiques aussi à l'égard de ce que Davos représente. Il a réclamé un « nouveau contrat mondial » pour corriger une mondialisation « qui tire vers le bas » et où certains pays "mènent des stratégies non coopératives". Sinon, a-t-il prévenu, si on ne convainc pas les populations que la mondialisation ne se fait pas contre eux, « dans 5, 10 ou 15 ans, ce sont les nationalistes qui l'emporteront ».

La politique des "biens communs"

En creux, sans le citer, il a dénoncé la politique de baisse des impôts de Donald Trump sur les entreprises mais aussi la tendance au moins-disant social permanent qui maintient les pays dans une logique de concurrence sans limites, ce qui se fait au détriment de ce qu'il a appelé les « biens communs » que sont "la démocratie, la cohésion sociale, la santé, l'environnement et le développement durable". Or, « les ennemis du bien commun, ce sont toujours ceux qui ont une stratégie de passager clandestin », que ce soient des Etats, menant des politiques non coopératives agressives (les Etats-Unis viennent de prendre de nouvelles mesures protectionnistes sur les panneaux solaires chinois), ou le secteur privé qu'Emmanuel Macron n'a pas hésité, dans cette instances, à rappeler à leurs propres responsabilités.

Il a défini "trois devoirs" pour les années qui viennent : devoir d'investir, devoir de partager et devoir de protéger.

Investir dans la formation et l'éducation, notamment dans les pays pauvres, « l'éducation des jeunes filles sans quoi nous n'aurons pas d'égalité homme-femme ». « La solution est chez les femmes » a lancé le président qui a fait du comblement de l'écart salarial de genre en France une priorité de son mandat. Il a longuement insisté sur l'urgence de former pour préparer les travailleurs et les générations à venir à des changements majeurs avec les nouvelles technologies, dont l'intelligence artificielle (un des sujets de crainte les plus évoqués cette année à Davos). Si on ne fait rien, et si on ne pense pas ce nouveau monde technologique dans un cadre de régulation multilatéral, « Schumpeter va très rapidement ressembler à Darwin » a-t-il lancé. « Et vivre dans un monde totalement darwinien n'est pas bon ». Il plaide donc pour que des règles communes soient élaborées des principes lors du prochain G20 en Argentine.

De nouvelles régulations nécessaires

Partager la création de valeur ensuite, car dans le capitalisme contemporain, financier et technologique, ce partage n'est plus juste et creuse les inégalités entre les "super stars" de la finance et de la technologie (massivement présents à Davos, pas forcément dans la salle où s'exprimait Emmanuel Macron !) et les 99%. « Les entreprises qui durent ont une stratégie de partage de la valeur », a_t-il lancé les appelant à généraliser la RSE (Responsabilité sociale et environnementale). Il a fustigé les stratégies d'optimisation fiscale des multinationales et appelé les Etats-Unis et la Chine à rejoindre le traité BEPS proposé par l'OCDE. Et critiqué l'attitude des multinationales du numérique comme les GAFA, qui font s'échapper la matière taxable hors de frontières nationales. « Je les accueille volontiers en France » (Facebook et Google ont annoncé des investissements dans l'IA notamment lundi à Versailles), mais la présence de telles distorsions fiscales fausse le jeu de la concurrence et empêche les startups françaises de grandir, a-t-il dénoncé. « Nous devons mettre fin ensemble à ce système injuste. Si vous croyez à ce que vous dites ou entendez à Davos, il faut changer cela ». Car « les grands acteurs du numérique vont provoquer des disruptions qui vont détruire des millions d'emplois. Nous gouvernements, allons donc devoir reformer massivement les gens. Si les entreprises ne contribuent pas par leurs impôts à financer cet investissement, que dire aux classes moyennes de nos pays ». Sur la régulation financière, Emmanuel Macron a aussi demandé que le FMI et les institutions de surveillance prudentielles élargissent leur surveillance à ces pans entiers qui échappent à tout contrôle, comme le bitcoin dont la volatilité inquiète les régulateurs, ou comme la finance de l'ombre, qui prospère en dehors des réglementations.

Etre transparents sur nos incohérences

Enfin, le troisième volet est la protection, contre le changement climatique et les nouvelles menaces géopolitiques, notamment le terrorisme. Sur le climat, Emmanuel Macron a appelé l'Europe a enfin décider un prix plancher pour le CO2, afin de concrétiser les engagements pris lors de l'accord de Paris et au développement de la finance verte. « Le cœur du nouveau contrat social est qu'il doit impliquer tous les acteurs, lutter contre les stratégies de passagers clandestins et être cohérent, au regard de l'objectif de défense des biens communs. Cela ne se fera pas du jour au lendemain, mais au moins, nous devons être transparents sur nos incohérences ». Voilà donc le programme et la vision du président français pour soigner les fractures de la mondialisation. A l'évidence, elles sont au strict opposé du discours « America First » que viendra justifier vendredi Donald Trump. En amont de ce dernier temps forts de Davos 2018, quelques responsables américains ont pris les devants, déployant, comme le secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin , une argumentation pour le moins caricaturale de ce que Macron a appelé la stratégie du passager clandestin, non coopérative : « ce qui est bon pour l'Amérique est (forcément) bon pour le monde, sachant que l'Amérique est l'un des principaux acteurs du commerce mondial ». Et le pire, c'est que, à court terme, c'est sans doute la conviction de la majorité des multinationales présentes à Davos. Le même Mnuchin a déclaré le même jour à Davos "qu'un dollar plus faible était bon pour les Etats-Unis", rompant avec la tradition des grands argentiers américains qui ont toujours parlé de "dollar fort", confirmant que la stratégie "non coopérative" de l'administration Trump est bien de "dévaluer" le billet vert, qui a continué hier de chuter face à la plupart des monnaies. Vous avez-dit "non coopératif" ? Visiblement, le discours d'équilibriste du président français a peu de chance d'être entendu par Donald Trump. Cela ne l'a pas empêché d'inviter son "ami" Macron pour une visite d'Etat aux Etats-Unis, qui sera la première d'un dirigeant étranger depuis l'élection américaine.

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Commentaires
a écrit le 28/01/2018 à 12:38 :
La france n a pas de pétrole mais elle à macron ?
a écrit le 27/01/2018 à 20:25 :
Il défend en paroles le partage de la valeur mais il est en train de renouveler le dirigeant d’orange qui ne partage rien de la valeur qu’ils créent avec ses salariés, mais 400 000 actions gratuites pour lui et ses 3 mandataires sociaux qui votent son renouvellement à la tête d’orange, en plus de ses inculpations pour escroqueries détournement et fraude. La république exemplaire c’est pareil, en fait c’était juste de la com’ en effet
a écrit le 27/01/2018 à 12:55 :
Eh bein... les Allemands ont dû faire une de ces têtes en apprenant que la France fait un retour triomphal sur la scène internationale... Mais je suis certain que les Allemands, comme bien d'autres, ont hâte d'apprendre comment Macron va réussir à réanimer le moteur socio-économique Français au sein de l'UE et de la Zone Euro... parce que là c'est pas un discours dithyrambique qu'il faut mais plutôt des actions courageuses et très concrètes pour réformer en profondeur une France totalement déclassée.
a écrit le 27/01/2018 à 12:31 :
Francis Bach a été excellent comme d'habitude.Go Francis,go!
a écrit le 26/01/2018 à 16:25 :
Le président Macron propose, les grandes puissances disposent.
Il a au moins ce mérite de tenter de fédérer au niveau européen, et au niveau mondial en ce qui concerne les enjeux environnementaux. Reste à faire un effort sur une meilleure régulation de l’économie de marché, cela tombe bien puisque les principaux protagonistes sont présents.

Tout cela est contredit (entre autres) par le gouvernement actuel des USA, qui applique une stratégie sans surprise et logique de son point de vue.
L’ « America First" & "fossil and fuel first » faisant partie des slogans de campagne de M. Trump, on pouvait présumer que la première puissance économique mondiale a les moyens d’imposer ses choix, surtout face à des pays incapables de se mettre d’accord sur une stratégie commune.
Au cas ou certains l’auraient oublié, on est tout de même en concurrence face à des grandes puissances qui ont des stratégies de conquêtes commerciales et industrielles à l’échelle de la planète. Qui en cas de dépassement budgétaire d’une administration arrêtent de verser les salaires aux employés d’une partie des institutions ou qui disposent de ressources naturelles tellement abondantes qu’ils peuvent disposer de moyens financiers pharaoniques, ce qui leur permet de se dispenser de tout effort. Ce n'est pas notre cas, ce qui oblige à une certaine rigueur et à la performance.

Heureusement que des présidents un peu plus prévoyants avaient anticipé tout cela il y a quelques décennies et engagé la construction de l’Union Européenne. Elle n’est pas parfaite, loin de là, mais elle est devenue ce que chaque pays constituants en a fait. Un ensemble parfois solidaire et structuré et parfois sujet à des caprices et des égoïsmes contreproductifs. Hasard du calendrier ou parasitage ? au moment même où le contexte mondial nous oblige à nous entendre pour rendre l’UE plus cohérente, nous sommes confrontés à des divisions internes et à des relents nationalistes. Le rêve des plus rétrogrades serait d’instaurer des frontières les plus restrictives possibles et comme protection de nous armer de douaniers, de murs aux frontières, ainsi que de monnaies toutes différentes et fluctuantes. Comme si le fait de battre monnaie était une fin en soi. Chaque pays serait ainsi doté de gros egos, mais de faibles moyens. En quelque sorte le retour à des provinces concurrentes menées par des chefs de clans nostalgiques du « petit monde de Don Camillo » et du terroir. Face à des superpuissances tu parles d’une prospective. Il ne faut pas se faire d’illusions, en cas de faillite économique ces mêmes néo- réactionnaires seraient les premiers à chercher des boucs émissaires. Et à se convertir en "adeptes de la collaboration soumissive », préférant négocier la reddition plutôt que de se confronter aux impératifs de la concurence.

Nous sommes obligés de jouer la carte du multilatéralisme, ne serais que parce qu’on a encore des atouts en main et nos voisins européens aussi. Mieux vaut donc renforcer les liens avec eux pour être part prenante des révolutions en cours.
L’épisode restrictif américain étant obligatoirement limité dans le temps (il pourrait autant les pénaliser que les avantager), on pourrait aussi le voir comme une opportunité à saisir pour l’UE.

« France is Back » mais surtout « Europa must be strong».
a écrit le 26/01/2018 à 14:05 :
Dans ces années de bouleversements climatiques "naturels", il décoiffe Mr. Macron! Et pourtant sans à-priori , il est arrivé là "en coup de vent" ajoutant un autre effet climatique aux précédents. Je suis inquiet.
Réponse de le 27/01/2018 à 10:44 :
Cher "le coiffeur", "a priori" est une locution latine, donc pas d'accent sur le "a" !
a écrit le 26/01/2018 à 12:28 :
Parole, parole !
a écrit le 26/01/2018 à 11:04 :
Notre Président Macron s'aperçoit et parle enfin des déséquilibres socio-économiques et environnementaux de la mondialisation effrénée dont il se faisait le chancre il y a si peu de temps.

Il commence enfin à dénoncer les outrances et non-sens visibles et compréhensibles depuis longtemps. Toutes perversités que l'ultra-libre échange a exacerbé au point de briser des équilibres que des siècles d'évolution avait pérennisé dans nos pays occidentaux. Des équilibres sacrifiés sur l'autel des appétits féroces de la finance internationale, de l'avidité de gros actionnaires et de l'impérialisme économique de certains pays.

Il commence seulement à montrer du doigt les effets dévastateurs et mortels aux équilibres sociaux que l'emballement du libre-échange ont d'ores et déjà commis dans un nombre grandissant de pays qui poursuivaient une existence sereine parce que protégée jusqu'alors.

Je n'ai pas fait de grandes écoles et mon bagage est bien petit comparé à celui des têtes qui nous ont mené à cette catastrophe, mais des leçons simples m'ont été données par l'élémentaire bon sens paysan qui m'a appris que la philosophie la plus haute, la plus propre et la plus intelligente est celle de la Terre et qu'il suffisait d'en observer et comprendre les lois pour l'acquérir. Pourquoi semer du blé là où seuls les moutons peuvent pâturer ?

A contrario de ce que disait Churchill à propos de la démocratie, à savoir qu'elle n'est pas le meilleur système politique de gouvernance mais qu'elle est par contre le moins mauvais, l'économie prônée par la mondialisation et le libéralisme est la pire des économies injuste et inégale comparée à l'économie de marché basée sur la réciprocité plus respectueuse des besoins, des adéquations régionales et du savoir faire ancestral de chacun.
D'ailleurs c'est bien ce qu'il a laissé entendre en Chine en réclamant plus d'équilibre dans les échanges commerciaux.

Lorsque l'on use de ce langage, il n'est plus possible de défendre la mondialisation débridée que l'on connaît ni l'ultra-libre échange sans interdit ni frein. Et c'est la même chanson pour la finance.
Il faudra bien un jour hisser à nouveau quelques frontières là où elles ont toutes été abaissées si l'on veut garder une identité et une souveraineté, sinon il en sera fait des Etats nations dont la France et même l'Europe.

Quels que soient les dogmes qui prennent le dessus nous n'arriverons pas à créer une citoyenneté du monde chère aux intellectuels de gauche qui nous ont lancé sur le chemin de la mondialisation. Ils en rêvent toujours en nous imaginant d'apatrides androgynes mondiaux faisant leur marché partout hors sauf chez eux.
a écrit le 25/01/2018 à 21:07 :
Visiblement Macron aime faire des discours... Tout ça c'est bien joli et montre qu'il a une belle éducation de tribun mais ça donne aucune crédibilité à la France de vouloir vraiment appliquer concrètement une longue liste de réformes qui sont nécessaires, et qu'elle doit faire, pour se rendre attractive au sein de l'économie européenne et sur la scène du commerce mondial.

L'éloquence des idées et des propos sur une tribune est une chose mais la France a toujours été jugée par son incapacité à mener des actions concrètes pour moderniser ses institutions et son économie. Mais si la France veut montrer au reste du monde qu'elle peut jouer un rôle de premier plan sur la scène internationale et non faire de la figuration diplomatique... elle doit moins parler mais beaucoup plus agir.

Macron a entrepris quelques réformes symboliques depuis 8 mois, mais il reste beaucoup, mais beaucoup à faire avant de sortir la France de l'impasse où elle sait sciemment mise depuis 40 ans. Le temps presse car la conjoncture économique actuelle est absolument exceptionnelle et il n'y aura pas de seconde chance.

Macron présente sa vision de l'avenir du monde dont la France ne fait partie qu'à moitié... avec un peu d'humilité il comprendrait qu'il ne suffit pas de se mettre la main sur le cœur, de regarder au loin l'horizon d'un air déterminé, ou encore de se frapper le poitrail pour promettre un nouvel ordre mondial qu'aucun président Français n'a réussi même à proposer aux Français ou encore de tenter de mettre en oeuvre, même avec parcimonie, dans son propre pays.
Réponse de le 26/01/2018 à 8:13 :
TRES BIEN
a écrit le 25/01/2018 à 19:53 :
Il n'a pas le même discours en anglais et en français. Même les américains s'en sont aperçu, comme relévé par le Huffington post
http://www.huffingtonpost.fr/2018/01/25/a-davos-macron-ne-tient-pas-le-meme-discours-en-francais-quen-anglais-et-meme-les-americains-ne-sont-pas-dupes_a_23343098/


C'est du Macron tout compris, on raconte à l'interlocuteur ce qu'il a envie d'entendre et non pas ce qu'il devrait entendre.
a écrit le 25/01/2018 à 17:43 :
" Macron propose un "nouveau contrat mondial"

En CDD je suppose.
a écrit le 25/01/2018 à 17:16 :
On avait des doutes sur l'état de santé du Président TRUMP; j'ai des inquiétudes concernant celui du notre: un virus?
a écrit le 25/01/2018 à 17:08 :
Beaucoup de Bla bla tout ça!!! en attendant les impots et taxes en tout genre ont continuées d'augmenter.
En France notre default et nous contenter que de discours!
a écrit le 25/01/2018 à 15:27 :
Cet homme parle bien en français en anglais peut être un jour en latin ,il s écoute bien !!mais pas sur que les autres pays l entendent!!! de toutes façons les Français ne l entendent pas ils attendent la fin du mois pour faire le bilan des taxes et nouveaux impôts qu ils auront payer en ce beau mois de janvier !!et c est pas fini!!!
Réponse de le 25/01/2018 à 19:13 :
Beaucoup d" erreurs en anglais, Macron est aussi approximatif en anglais qu' en strict intérêt pour le France, il demeure tout juste acceptable dans cette forme de résignation qui consiste à prendre ses ordres à Bruxelles ...
Réponse de le 25/01/2018 à 20:10 :
Pas impressionné par l'anglais du monsieur, je connais des dizaines de personnes françaises "lambda" qui le parlent beaucoup mieux, avec plus d'aisance et moins d'accent que lui.

A l'évidence il lui manque d'avoir réellement vécu dans un pays anglo-saxon.
Cela se ressent dans son vocabulaire qui est très scolaire et pauvre, dans son accent français à couper au couteau et son débit très mécanique.

Ça nous change certes de ces prédécesseurs, mais pour un quadra supposé avoir une expérience internationale, ce n'est pas renversant.
a écrit le 25/01/2018 à 15:19 :
C'est il rendu compte que l'UE de Bruxelles n'est qu'une administration au service d'une oligarchie? Qu'il n'y a rien d'autre sans l'assentiment des peuples?
a écrit le 25/01/2018 à 15:18 :
gouverné avec idéologie ! ? tous les Français souhaitent une équipe qui gouverne avec pragmatisme . on gouverne avec le peuple et non avec les élites.. point.
a écrit le 25/01/2018 à 13:57 :
quelle connrie cette article, avec l`escrocrie mondial de ``chagement climatique `` la France n`ira pas loin, endetee a 2,3 bln euro la France est en faillite et le 5 mln de chomeurs plus les immiges qui vont venir consitus une charge que ce petit pays est incapable de supporter
Réponse de le 25/01/2018 à 17:20 :
Je ne suis pas le Henry à qui je réponds, mais j'adhère...
a écrit le 25/01/2018 à 12:49 :
Que dit Trump ?...
a écrit le 25/01/2018 à 12:48 :
Certains manquent de patience , il ne peut en à peine huit mois faire ce que ses prédécesseurs et ce depuis Pompidou n' ont pas fait....Ce ne sont pas les smicards qui vont créer de l' emploi , donc il faut bien qu' il s' adresse à ceux qui ont le pognon afin d' investir en France pour générer des emplois .Ensuite dans les inégalités de répartition de richesse la France est plutôt très bien placée .
Réponse de le 25/01/2018 à 14:29 :
"il ne peut en à peine huit mois faire":ça tombe bien ,il n'a encore rien fait de solide
Réponse de le 25/01/2018 à 15:41 :
E. MACRON est venu à Davos pour rassurer les 1% les plus riches. LUI le président des riches leur confirme qu'il fera tout pour les rendre plus riches. Il a martelé à cet auditoire que ce sont eux les puissants qui dirigent le monde, qui ont le pouvoir de tout gérer de passer par dessus les lois des politiques.
Il leur demande juste de laisser tomber quelques miettes ( le fameux ruissellement) pour éviter que le vilain populisme ne vienne dérègler cette belle mondialisation.
a écrit le 25/01/2018 à 11:26 :
Bla-bla politico-journalistique.
Avec Macron: "taxe is back"
a écrit le 25/01/2018 à 11:06 :
Et les vieux du Muppet Show rattaquent de commentaires négatifs! Aussitôt publié aussitôt commenté de longues litanies habituelles. C'était mieux avant blabla...Mac' est un illusionniste...formule toute faite de troquet. Mais bon le bilan des 30 dernières années n'est pas fameux. L'essentiel à votre époque c'était de préserver votre petit confort de vie sans trop de changements et en hypothéquant l'avenir du pays. Le résultat désastreux d'aujourd'hui c'est le votre et pas celui de Mac.
a écrit le 25/01/2018 à 10:28 :
S'il pouvait s'occuper de la France en priorité, ce serait déjà un bon début parce qu'il y a déjà du boulot. L'EU qui nous à été imposée frauduleusement n'est qu'une vaste fumisterie. À quand le frexit, qu'il ne se dégonfle pas, qu'il fasse un référendum, pas une entourloupe à la façon Sarkozy et Ségolène. Qu'il s'occupe de la dette dont une partie est sans doute illégitime, mais il préfère taxer à tout va le roi de la com.
a écrit le 25/01/2018 à 10:25 :
Avant de pouvoir faire un " contrat mondial " il faudrait au moins pouvloir faire un contrat européen, qui semble dans la réalité bien lointain.
Réponse de le 25/01/2018 à 11:12 :
Ou faire un contrat pour les gardiens de prisons en France,mais ça semble plus difficile qu'un contrat"mondial"
Réponse de le 25/01/2018 à 11:46 :
Un constat français d' abord, le chômage aujourd 'hui plus qu' hier et bien moins que demain et nous expliquer pourquoi et où sont logés nos emplois d ' hier est comme l' anticipait Ph. Seguin en 92, déjà ..
https://www.youtube.com/watch?v=vyIUJIKqKM0
a écrit le 25/01/2018 à 10:07 :
Ouhlala l'univers n'a qu'à bien se tenir, jupitérion fait la leçon et joue à l'oracle planétaire, pour la plus grande joie des pisse-copies étrangers qui se foutent de lui. Comment peut-on avoir l'impudence de rapporter de pareilles balivernes quand on sait la place de la France dans le concert des nations, et de son peu de poids, compte tenu de son économie poussive. Il a fait son petit discours point barre, et la réalité c'est que tout le monde s'en moque.Ce genre de propagande naïve est d'un autre temps.
Réponse de le 25/01/2018 à 14:54 :
Vous lisez les journaux étrangers? Je vous invite à aller sur les sites de certains journaux de nos voisins (Spiegel, Guardian...), vous seriez surpris par l'écho que cette nouvelle dynamique suscite.
a écrit le 25/01/2018 à 9:51 :
On dira ce qu'on veut de Macron, enfin on a quelqu'un qui pointe le véritable problème: la compétition entre états qui tire tout vers le bas: les salaires, les impôts ... et laisse des voies royales à tous les profiteurs en tout genre (exploitation des démunis, évasion fiscale ...).
Ceci dit, la voie sera longue avant de résoudre ces questions, si le monde vit encore à cette date.
a écrit le 25/01/2018 à 9:43 :
Le petit frère des riches est indécent avec sa danse du ventre devant les puissants. le sauveur de la planète qu'il pense être devrait méditer cette pensée de Jules Renard "si au lieu de gagner beaucoup d'argent pour vivre nous tachions de vivre avec un peu d'argent"
Ca serait dév dur! mais aux antipodes des préoccupations du valet de la finance
a écrit le 25/01/2018 à 9:24 :
Macron dont le job consiste à signer une fois l' an les GOPE bruxelloises ..
Macron produit Young Leader résultant d' une volonté du propriétaire de l' Ue destiné à nous vendre la mondialisation heureuse pour ses ..amis.
L' absence d' opposition a permis de réussir ce coup, MLP et Mélanchon, deux vrais faux opposants médiatisés pour d' une part, la reine du Fn et du combat truqué, se coucher dans la dernière ligne droite après 35 ans de combats héroïques dans la digne relève de son papa ; lui, d' autre part, à surjouer dans la gouaille une VI ème République en ..oubliant que l' ensemble de la politique française est subordonnée non pas à une nième république mais aux traités européens..
L' ultime petit coup de main est venu de la presse, de cette presse organisée, subventionnée par l' Ue et des faux défenseurs des droits des travailleurs, les syndicats jaunes rémunérés par le mécanisme de la CES..

Je n' aimerais pas que le terme apparaisse comme vulgaire -car la politique peut être représentée par un porteur tout à la fois de valeurs humaines et d ' étique personnelle- mais nous sommes là pilotés par des cuisiniers ..

https://www.contrepoints.org/2017/08/31/297780-bruno-roger-petit-presse-subventionnee-jusqua-lecoeurement

https://www.youtube.com/watch?v=s-tsd32p9uQ
a écrit le 25/01/2018 à 9:14 :
Une taxe sur les transactions financières de 0,02 voir plus , permettrait de financer une politique sociale mondialisée et d'alléger les impôts payés par les classes moyennes.
Est-il normal qu'une minorité de la population possède 80 % de la richesse mondial?
Macron a raison, il faut en finir avec le dumping fiscal et redonner une part de la richesse créée aux populations largement exploitées.
a écrit le 25/01/2018 à 8:46 :
"si on ne convainc pas les populations que la mondialisation ne se fait pas contre eux, « dans 5, 10 ou 15 ans, ce sont les nationalistes qui l'emporteront"

Bien sûr maintenant qu'a fait le mac dès son arrivée ? Favoriser les plus riches et réduire les APL et donc alimenter encore plus les inégalités, on ne peut donc pas dire que ses actes soit en phase avec ses paroles, il joue avec le feu là.

Parce que s'il croit que ce sont quelques mots qui vont éviter les fachos qui débarquent d'europe de l'Est, elle même qui envahi l'europe de l'ouest du pire dumping social de son histoire, ajouté à un dumping fiscal organisé pour les riches cette UE ne peut être que repoussante pour les citoyens.

Attractive pour les riches toujours, capable de fédérer les peuples jamais.

Trump lui il a compris qu'il fallait mettre les riches face à leurs responsabilités à savoir les contraindre grâce à des proposition favorables quand même, à redistribuer un minimum les richesses qu'ils accaparent au lieu de les entasser dans des paradis fiscaux qui ne bénéficient à personne, pire qui anéanti l'économie réelle.
a écrit le 25/01/2018 à 8:12 :
Macron ne semble pas avoir évoqué la relation entre le cout du travail et le prix de l'énergie. C'est un problème propre à chaque pays. Certains pays sont plus favorisés que d'autres; la France n'est pas bien placée, comparée à l'Allemagne en particulier. Attendons le discours de Trump.
Réponse de le 25/01/2018 à 11:30 :
C’est surtout les USA qui sont favorisés par l’énergie relativement bon marché.
Ce qui part en énergie est autant de moins en salaire.
A moins de pratiquer l’esclavage.
a écrit le 25/01/2018 à 6:01 :
Jupiter l'illusionniste en pleine action...

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