World Economic Forum : ce qui s'est dit en ouverture de Davos
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Trump doit prononcer un discours vendredi. Le président américain entend être "le meilleur vendeur" qui soit de son pays lors de son passage à Davos en fin de semaine où il lancera à un appel à investir aux États-Unis, a indiqué la Maison-Blanche mardi.
"Nous allons au Forum économique de Davos (...) pour dire au monde que l'Amérique est ouverte aux affaires", a déclaré Gary Cohn, conseiller économique de M. Trump, élu sur le slogan "L'Amérique d'abord".
"Nous voulons que le monde investisse en Amérique et crée des emplois pour les travailleurs américains", a-t-il ajouté, soulignant que la politique du président américain avait "libéré l'économie américaine".
Plus d'un millier de personnes ont manifesté mardi soir à Zurich contre la venue du président américain Donald Trump au Forum économique mondial de Davos, a constaté un journaliste de l'AFP.
La manifestation était organisée par les Jeunes socialistes suisses et le Mouvement pour le socialisme, rejoints par de nombreuses organisations altermondialistes.
Des militants écologistes, antifascistes, communistes et anarchistes, ainsi que des organisations kurdes et palestiniennes ont également défilé. Certains militants cagoulés ont tiré à plusieurs reprises des pétards et des feux d'artifice, parfois en direction des forces l'ordre, et allumé des fumigènes.
Angela Merkel, considérée par certains comme affaiblie, et Emmanuel Macron, qui a au contraire déjà conquis une partie des participants, sont mercredi en vedette au WEF.
Au-delà de la France et de l'Allemagne, d'autres responsables européens tâcheront de gagner les faveurs à Davos. Le Premier ministre italien Paolo Gentiloni par exemple, qui vient faire un discours moins de deux mois avant les élections dans son pays. Ou encore le chef du gouvernement grec Alexis Tsipras, à quelques mois de la fin du programme de soutien dont bénéficie Athènes depuis 2015. Le roi d'Espagne Felipe VI s'adressera également au gotha de l'économie mondiale, une intervention qui promet d'être très suivie pour cause de crise politique en Catalogne.
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Les participants de Davos devront patienter jusqu'à jeudi pour entendre la Première ministre britannique, Theresa May, et espérer en savoir plus sur les négociations entre Londres et l'Union européenne autour du "Brexit".
Dans une interview accordée à l'AFP à Davos, le secrétaire d'État britannique au commerce international Liam Fox a indiqué qu'il mettrait à profit ses rencontres au Forum économique mondial pour plaider la cause de la Grande-Bretagne auprès de ses interlocuteurs notamment américains.
Mais que se disent les puissants de ce monde, réunis jusqu'à vendredi dans la très chic station de ski de Davos ? Extraits choisis mardi, premier jour du Forum économique mondial
"Je veux que les vents des cultures de tous les pays entrent dans ma maison avec aplomb et en ressortent. Néanmoins, je n'accepterai pas d'être déraciné par ces vents" - Le Premier ministre indien Narendra Modi, ouvrant les débats, a laissé son public quelque peu perplexe par son envolée lyrique.
"J'espère que nous pouvons prouver collectivement que, même sans testostérone, il est possible de faire preuve d'une énergie positive et constructive pour trouver des solutions" aux problèmes du monde. "C'est mon but" - La directrice générale du Fond monétaire international (FMI) Christine Lagarde, qui co-préside la 48e édition du WEF avec six autres femmes. Davos affiche sa volonté de féminiser son assemblée, mais peine à réunir plus de 20% de participantes.
"Qui sait ce qu'il dira ? Il pourrait se montrer très charmant ou bien très agressif. Je penche pour agressif, parce que c'est la raison pour laquelle il vient" - Richard Edelman, directeur général de l'entreprise américaine de relations publiques éponyme, à propos de la visite très attendue du président Donald Trump à partir de jeudi.
"L'expérience m'a appris à ne jamais parier contre les États-Unis. Ce n'est pas une stratégie gagnante" - Tidjane Thiam, le patron de Crédit Suisse, à propos de la florissante économique américaine et de la baisse d'impôts décidée par l'administration de Donald Trump, fort bien reçue à Davos.
"Aucun autre événement au monde n'exerce un tel pouvoir d'attraction" - Andy Christie, directeur de l'affréteur de jets privés Air Charter Service, selon qui plus de 1.000 vols de jets privés ont été programmés lors des cinq jours du Forum 2017.
"C'est la dixième fois que je viens à Davos depuis 2006. À chaque fois, je me dis que c'est la dernière. J'ai envie de retourner dans mes montagnes, tranquille. L'année prochaine, je serai dans mon ermitage, au Népal" - Matthieu Ricard, moine bouddhiste et traducteur du Dalaï-Lama, anime deux séminaires de trois heures sur la nature de la conscience.
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"Dans un livre, ce que je préfère c'est son odeur. Je déteste (la technologie), les médias sociaux, tout ça. Cela ne m'apporte rien du tout" - L'artiste Mike Stilkey, basé à Los Angeles, l'un des 40 "leaders culturels" convié au forum, allant à contre-courant de la fascination pour les nouvelles technologies qui domine la conférence. Son installation de 8 mètres de haut, exposée dans le centre de conférence, est peinte sur la tranche de 8.000 livres d'occasion.
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