"Investir dans la culture, c'est investir dans les territoires" (Roselyne Bachelot, ministre de la Culture)
Pauline Compan, à Prades
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Jean-Christophe Tortora, Président de La Tribune, s'entretient avec Éliane Jarycki, conseillère régionale des Pyrénées-Orientales, membre de la commission Culture et patrimoine.
Patrick Batard
"Investir dans la culture, c'est investir dans les territoires" (Roselyne Bachelot, ministre de la Culture)
La Tribune s'est associée au festival Pablo Casals de la ville de Prades (66) pour proposer la première édition des Rencontres de la culture. Un temps de débat pour s'engager au côté d'un secteur essentiel, et pour réfléchir à son rayonnement économique. Les tables-rondes se sont tenues vendredi 30 juillet dans le parc de l'Hôtel de ville de Prades (*). Elles ont fait office de programmation d'ouverture du célèbre festival de musique classique. Extraits des débats.
"Quand l'industrie part, la culture peut permettre de trouver un nouvel essor pour nos territoires, et le festival Pablo Casals est l'exemple d'une vitrine culturelle qui est à la fois un outil de croissance et de rayonnement." C'est avec ces mots que le maire de la ville de Prades, Yves Delcor, a lancé les débats des Rencontres de la culture.
La ministre de la Culture, Roselyne Bachelot, a inauguré l'événement avec un message vidéo qui a rappelé l'importance économique du secteur culturel : "Il représente 2,3% de notre PIB, soit autant que l'industrie agroalimentaire et le double du secteur automobile, ainsi que 640.000 emplois. Ce secteur irrigue tous les territoires, investir dans la culture, c'est investir dans ces territoires."
La culture, un levier pour la relance économique
C'est pourquoi la première table-ronde s'est intéressée au secteur culturel comme un outil de relance après une année difficile, marquée par la crise sanitaire.
"Il est vrai que la crise a malmené la culture, qui dépend beaucoup d'événements et d'artistes internationaux, détaille sur ce point Françoise Benhamou, économiste de la culture, présidente du Cercle des économistes. Mais il faut promouvoir les villes moyennes comme le fait le dispositif de Capitale française de la culture. Elles ont souvent un projet original et lié aux territoires. Avec la crise sanitaire, elles pourraient aussi voir arriver une population en demande d'offre culturelle."
"Au festival Pablo Casals dont je viens de prendre la direction artistique, nous croyons qu'il n'y a pas de culture sans la transmission aux plus jeunes, ajoute Pierre Bleuse, chef d'orchestre et directeur artistique du Festival Pablo Casals. Les jeunes musiciens sont désormais au cœur de l'événement, et partagent la scène avec les professionnels. Ils sont aussi rémunérés pour leur participation, à hauteur de 1.500 euros pour les quinze jours."
"La crise est aussi une occasion de penser le mécénat de demain, affirme de son côté Caroline Guillaumin, directrice des Ressources Humaines et de la Communication du groupe Société Générale. Dans notre entreprise, nous avons par exemple doublé notre budget de mécénat (5 millions d'euros), et nos cadres ont renoncé à une partie de leur salaire variable pour le donner à des associations de musique. Impliquer les collaborateurs est aussi une force."
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