Lufthansa : rétropédalage du milliardaire Heinz Hermann Thiele qui valide finalement le plan de sauvetage par l'État

Par AFP  |   |  343  mots
Lufthansa avait averti que, sans aide, "l'entreprise serait certainement en cessation de paiement quelques jours après l'assemblée générale" et devrait demander son placement sous la protection de la législation allemande sur les faillites. (Crédits : RALPH ORLOWSKI)
Le plan d'aide porte sur 9 milliards d'euros et prévoit le retour de l'État au capital de Lufthansa à hauteur de 20%. Jusqu'ici le milliardaire allemand et principale actionnaire de la compagnie aérienne (il détient 15,5% du capital), avait menacé de bloquer le plan de sauvetage car il redoutait notamment que le gouvernement ne s'oppose à des coupes claires dans les effectifs (pour faire remonter le cours de Bourse).

La voie est libre pour le sauvetage du premier groupe de transport aérien européen: le principal actionnaire de Lufthansa, le milliardaire Heinz Hermann Thiele, a annoncé mercredi soir qu'il l'approuverait.

"Je voterai pour le projet d'accord", lors d'une assemblée générale d'actionnaires décisives prévue sur le sujet jeudi, a expliqué l'homme d'affaires de 79 ans au quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung (FAZ). Le plan d'aide porte sur 9 milliards d'euros et prévoit le retour de l'État au capital de Lufthansa à hauteur de 20%.

Jusqu'ici le milliardaire, qui détient 15,5% du capital de la compagnie, avait menacé de bloquer le plan de sauvetage. Et il en avait la possibilité compte tenu de l'importance de ses parts.

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Réduire les effectifs pour faire remonter le cours de Bourse

L'arrivée prévue de l'État allemand parmi les actionnaires de Lufthansa avait suscité les critiques de M. Thiele, "self made milliardaire" au verbe haut et aux opinions tranchées.

Il redoutait notamment que le gouvernement ne s'oppose à des coupes claires dans les effectifs, nécessaires à ses yeux pour redresser la compagnie et faire repartir à la hausse le prix de l'action en Bourse.

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Désormais, il semble convaincu que la compagnie pourra le faire même avec la présence de l'État à son capital.

"Il est dans l'intérêt de tous les employés de Lufthansa que la direction puisse rapidement mener des négociations avec les syndicats sur la restructuration nécessaire", a expliqué M. Thiele mercredi au FAZ.

Lufthansa avait averti que, sans aide, "l'entreprise serait certainement en cessation de paiement quelques jours après l'assemblée générale" et devrait demander son placement sous la protection de la législation allemande sur les faillites.

Mais même avec l'aide publique, les prochaines années s'annoncent compliquées pour Lufthansa. Le redémarrage ne sera que très progressif.