Lufthansa : le conseil de surveillance approuve le plan de sauvetage

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Mercredi, le conseil de surveillance avait refusé d'approuver le projet de sauvetage, estimant que les contreparties exigées par l'Union européenne sur le plan concurrentiel affaibliraient la compagnie.
Mercredi, le conseil de surveillance avait refusé d'approuver le projet de sauvetage, estimant que les contreparties exigées par l'Union européenne sur le plan concurrentiel "affaibliraient" la compagnie. (Crédits : Fabrizio Bensch)
Le plan, qui prévoit que l'État devienne le premier actionnaire de la compagnie, avec 20% du capital et deux sièges au conseil de surveillance, devra encore être approuvé par les actionnaires, qui seront réunis en assemblée générale extraordinaire le 25 juin.

Le conseil de surveillance de Lufthansa a donné son feu vert ce lundi au plan de sauvetage de la compagnie aérienne allemande, après l'accord conclu vendredi entre le gouvernement allemand et la Commission européenne sur cette aide conditionnelle de 9 milliards d'euros.

"Après d'intenses discussions, nous avons décidé d'approuver la proposition que nous a soumise le conseil d'administration. Nous recommandons à nos actionnaires de suivre le même chemin", a déclaré le président du conseil, Karl-Ludwig Kley, cité dans un communiqué.

"Il faut cependant le dire clairement: Lufthansa va au devant de grandes difficultés", a-t-il ajouté.

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En attente de validation par les actionnaires

Le plan, qui prévoit que l'État devienne le premier actionnaire de la compagnie, avec 20% du capital et deux sièges au conseil de surveillance, devra encore être approuvé par les actionnaires, qui seront réunis en assemblée générale extraordinaire le 25 juin, sous une forme virtuelle, précise le communiqué.

Mercredi, le conseil de surveillance avait refusé d'approuver le projet de sauvetage, estimant que les contreparties exigées par l'Union européenne sur le plan concurrentiel "affaibliraient" la compagnie, déjà en grandes difficultés à cause de la pandémie de coronavirus qui a mis à l'arrêt le secteur aérien.

Mais, vendredi, le gouvernement allemand s'est accordé avec Bruxelles sur une nouvelle version du plan de sauvetage, à laquelle le conseil d'administration a donné son feu vert dans la foulée.

Lufthansa devra céder à des concurrents jusqu'à 24 créneaux horaires de décollage et d'atterrissage (slots), droits très convoités et précieux pour les compagnies, représentant 8 avions stationnés. La Commission avait demandé que Lufthansa cède jusqu'à 20 avions et d'autant plus de slots, selon une source proche des négociations.

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