Lufthansa met la pression sur Air France-KLM en supprimant 22.000 postes
Fabrice Gliszczynski
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
Fabrizio Bensch
Fabrice Gliszczynski
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
Fabrizio Bensch
Les mesures de réduction de coûts que prendront les compagnies aériennes pour survivre à la crise sans précédent qu'elles traversent vont-elles faire bouger les lignes en termes de compétitivité intrinsèque? Vont-elles en effet conforter les tendances qui prévalaient avant la crise du Covid-19? Les renforcer? ou au contraire les modifier?
Toutes les compagnies aériennes ont pris des mesures d'urgence pour préserver leur trésorerie pendant la phase de l'arrêt des vols. Et toutes vont se restructurer pour afronter une phase de reprise qui s'annonce poussive puisqu'il faudra plusieurs années avant de retrouver les niveaux de trafic d'avant crise. Les compagnies aériennes vont diminuer de taille pour s'ajuster leurs moyens de production à un trafic qui sera inférieur pendant quelques années à ce qu'il était jusqu'ici. Elles vont donc être plus petites avec moins d'avions et de personnels, mais aussi, pour certaines, des conditions de travail de rémunération revues à la baisse. Objectif : survivre bien entendu, mais aussi avoir un avantage compétitif par rapport aux concurrents et attirer les investisseurs dans la perspective des augmentations de capital qui risquent d'être nécessaires l'an prochain pour un grand nombre d'acteurs.
Dans ce contexte, à trois semaines de l'annonce du plan de suppressions de postes à Air France, les concurrents européens de la compagnie française mettent la pression.
À lire également
Moins de quinze jours après avoir reçu une aide de 9 milliards d'euros du gouvernement allemand, le groupe Lufthansa (composé des compagnies Lufthansa, Swiss, Austrian, Eurowings et Brussels Airlines) a annoncé qu'il comptait supprimer 22.000 postes dans le monde, soit 16% de ses effectifs (135.000 personnes), dont la moitié en Allemagne. Soit plus du double que le sureffectif de 10.000 personnes évoqué jusqu'ici. Le groupe allemand justifie de telles coupes par la faiblesse de la reprise.
Fabrice Gliszczynski
Décarbonation de l’aviation : le pari du e-SAF dans le sud de la France
Trump rallume la chaudière du charbon américain avec 700 millions de dollars
Micro-réacteurs nucléaires : Antares franchit le cap décisif de la criticité
L’industrie française repasse les 10% du PIB, mais les usines continuent de fermer