Lufthansa : Berlin devrait prendre 20% du capital en contrepartie d'une aide de 9 milliards d'euros

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(Crédits : RALPH ORLOWSKI)
L'Etat allemand devrait apporter 9 milliards d'euros pour soutenir la compagnie allemande. Selon le Handelsblatt, Berlin compte prendre une participation de 20% du capital. Il doit aussi détenir une obligation convertible lui permettant d'augmenter sa part au capital de 5% plus une action supplémentaire, afin d'atteindre une minorité de blocage. L'accord pourrait être signé demain

Le gouvernement allemand et Lufthansa pourraient officialiser dès ce jeudi, le plan de sauvetage du premier groupe européen de transport aérien. L'Etat allemand devrait apporter 9 milliards d'euros pour soutenir la compagnie, qui emploie près de 140.000 salariés dans le monde. Selon le Handelsblatt, Berlin compte notamment prendre une participation de 20% du capital et ainsi détenir des parts de la compagnie pour la première fois depuis sa privatisation totale en 1997. Il doit aussi détenir une obligation convertible lui permettant d'augmenter sa part au capital de 5% plus une action supplémentaire, afin d'atteindre une minorité de blocage. Objectif, selon le Handelsblatt: empêcher toute tentative d'OPA hostile à un moment où la compagnie est fragilisée financièrement. Elle ne vaut plus qu'environ 4 milliards d'euros en Bourse actuellement.

Compromis difficile

Ce montage en deux temps est le résultat d'un difficile compromis politique trouvé au sein de la coalition gouvernementale d'Angela Merkel, entre conservateurs et sociaux-démocrates, ainsi qu'avec la compagnie. Les sociaux-démocrates du SPD demandaient une minorité de blocage d'emblée, et donc une nationalisation partielle, afin d'avoir leur mot à dire sur les décisions du groupe. Les conservateurs de la chancelière, soutenus par Lufthansa, ont refusé, d'où le seuil de départ fixé à 20%. Dans le cadre du compromis final, l'Etat devrait disposer de deux sièges au conseil de surveillance.

Mais ils seront occupés par des professionnels du monde de l'entreprise, comme dans le modèle Airbus, et non par des responsables politiques ou des hauts fonctionnaires, indique le Handelsblatt.

Ce soutien s'ajoute à celui obtenu en Suisse et en Autriche où sont basées des compagnies membres du groupe (Swiss et Austrian Airlines). L'État helvète va en effet garantir 1,2 milliard d'euros de prêts à Swiss et Edelweiss, tandis qu'en Autriche, Austrian a demandé une aide publique de 767 millions d'euros.

Par ailleurs, la filiale autrichienne de Lufthansa, Austrian Airlines, a indiqué mercredi avoir trouvé un accord avec son personnel navigant sur des réductions de salaire et une réduction du temps de travail, susceptible de permettre une reprise des vols en juin, selon l'agence APA.

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Commentaires
a écrit le 24/05/2020 à 7:46 :
en pratique le cour de Karlsruhe doit interdire a l'etat allemand
de participe au sauvetage de Lufthansa
seul les régions peuvent prendre part au sauvetage
vu dans d'autre secteur industriel.

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