Le Groupe Macif : En amont de l'impact social

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Adrien Couret, Directeur Général du Groupe Macif.
Adrien Couret, Directeur Général du Groupe Macif. (Crédits : M. Chefai)
Si les réflexions sur l’impact social des entreprises sont loin d’être absolument nouvelles, on peut penser par exemple au concept de développement durable, elles constituent pour la première fois peut-être, un système de discours, de règles et de pratiques convoquant désormais chaque acteur économique à se positionner sur son rôle dans la société. Mais c’est une chose que de prouver après coup un impact social en liaison avec son activité ; c’en est une autre que d’être en amont un acteur de la vie sociale par son fonctionnement même. Cet engagement caractérise précisément les mutuelles. Le Groupe Macif, entreprise mutualiste de référence, apporte son éclairage dans ce contexte

Quelle entreprise aujourd'hui en France pourrait dire qu'elle n'est pas concernée par son « impact social » ? Par son rôle dans la société ? Par ses effets pour les   générations futures ? « Impact ou dividende social »,« RSE »,« loi Pacte »,« entreprise politique ou citoyenne » « entreprise à mission », « économie circulaire ou positive », les expressions ne manquent pas pour désigner cette prise de conscience grandissante. Les entreprises sont de plus en plus souvent convoquées par les pouvoirs publics et la société civile pour contribuer à apporter des solutions et font l'objet d'une vigilance accrue quant à la sincérité de leur engagement citoyen. Depuis sa création il y a 60 ans, la Macif est un assureur mutualiste qui s'est construit autour de son « impact social » :

  • Par sa gouvernance, qui donne le pouvoir à ses parties prenantes : sociétaires, salariés, partenaires issus des mouvements sociaux, associatifs, du monde professionnel,
  • Par son projet d'une protection solidaire entre ses 5,5 millions de sociétaires : tarifs accessibles au plus grand nombre, garanties simples et sûres, salariés non commissionnés, dispositifs de solidarité réservés aux sociétaires en cas de besoin,
  • Par son sens de la redistribution : entreprise sans actionnaires, les bénéfices sont réinvestis de façon « circulaire » dans l'activité,
  • Par son engagement sociétal pionnier, relié à sa dimension d'assureur : prévention des risques, innovation sociale au travers de sa Fondation, aide aux aidants, politique RSE et ISR, promotion de l'économie sociale et de l'engagement citoyen.

Devons-nous pour autant nous en arrêter là ? Certainement pas. Nous sommes aujourd'hui plus particulièrement confrontés à trois défis majeurs qui accroissent structurellement l'inégalité des citoyens face aux risques et qui questionnent en nous à la fois l'assureur (soucieux de la bonne maîtrise du risque) et le mutualiste (soucieux d'éthique et d'inclusion).

Le premier défi est territorial : les inégalités fragilisent l'accès aux services essentiels, à la mobilité, aux soins, et rendent plus fragiles ceux qui le sont déjà.

Le second défi est écologique : il fait émerger ou accentue de nouveaux risques sociaux (santé, exposition à la sinistralité climatique) qui concernent directement le métier d'assureur.

Le troisième défi est démocratique : l'extension des inégalités et l'inquiétude que suscitent les mutations en cours produisent aujourd'hui une demande sociale d'écoute et de protection de plus en plus forte.

Naturellement, une entreprise comme Macif n'a pas seule la solution à ces défis globaux, mais sa vocation est d'y prendre part avec la particularité de son modèle.

Tout d'abord parce que nous sommes un assureur reconnu pour l'excellence de nos services. Notre modèle technique a démontré ses capacités de performance, d'innovation et de résilience ces 60 dernières années. Nous assurons avec professionnalisme plus de 5,5 millions de personnes sur les champs de la mobilité, l'habitat, la santé, l'épargne.

Nous sommes assureur oui, mais assureur mutualiste. A ce titre nous sommes reconnus pour notre capacité à nous mettre réellement à la place de nos sociétaires, à les écouter, à les protéger au quotidien. La qualité de la relation n'est ni feinte, ni évaluée à l'aune d'une simple « expérience client ». Il s'agit d'une relation humaine, fondée sur la confiance et la réciprocité. Si cette proximité est grande avec nos sociétaires, c'est que nous ne sommes pas différents d'eux : ils sont au cœur de notre gouvernance, ils sont en nous, et peuvent découvrir au gré de leur parcours que « eux c'est nous ». A la différence de nombreux concurrents, nous ne nous limitons pas à « mesurer » un impact social ou des effets qui viendraient après coup. Nous sommes déjà sociaux, la nature de notre projet mutualiste et de nos métiers de mutualisation des risques sont déjà ceux d'une société de personnes libres, responsables.

La Macif annonce ainsi un type d'acteur économique nouveau qui constitue par lui-même un sujet économique et citoyen, un acteur dont le projet économique est tout entier animé par le sens du collectif, de la Cité, du commun et des communs. Aussi notre modèle mutualiste doit-il être préservé et renforcé en son ouverture même : ouverture à la société, à sa diversité ; ouverture aux champs élargis de la mobilité, de l'accès aux soins, des services essentiels, du respect de l'environnement ; ouverture enfin aux partenaires désireux de faire écho à la promesse de protection que porte notre Groupe.

Les entreprises sont désormais interrogées sur leur rôle social, et il ne sera plus possible pour elles de ne pas répondre à cette attente. Dans ce contexte, c'est une chance - à la fois un atout et une opportunité - pour la Macif de promouvoir son modèle d'assureur mutualiste.

Assureur mutualiste, entreprise performante, le Groupe Macif, entend bien ces prochaines années réaffirmer la modernité, la jeunesse et l'avenir de son modèle. Avec les mutuelles comme la Macif, les lieux et les outils pour penser et préparer le monde de demain sont déjà là.

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Commentaires
a écrit le 13/09/2019 à 11:16 :
Fort de café et c'est peu de le dire! Les discours sont là (mollement) mais la réalité est bien plus mordante.
Les risques psycho-sociaux à la MACIF sont maintenant devenus la norme et les experts indépendants sollicités par les CHSCT vont en cascades sortir des rapports accablants sur ce point.
Le dialogue social est de nouveau au point mort avec un nouveau Drh pur jus Macif les vieilles habitudes sont de retours, l'espoir d'un traitement humain et responsable des RPS et d'une veille sociale disparait pour de bon (un rejet persistant pour tout ce qui vient de l’extérieur, dommage pour nous !)
Après Orange et la Poste, Macif est le prochain scandale social en France.
a écrit le 12/09/2019 à 12:09 :
C'est quand même fort de café.
Actuellement la direction de la Macif ferme de plus en plus de points d'accueil de proximité pour ne garder que ceux qui sont très rentables.
Les conditions de travail des salariés à la Macif se dégradent de jour en jour. L'absentéisme explose notamment sur les plateformes téléphoniques.
Les conseillers en agence ontn de plus en plus de pression pour vendre des produits au sociétaire et le conseil ne devient que secondaire.
Les formations techniques sont de moins en moins présente dans l'entreprise remplacées par des e learnings en ligne.
Il y a vraiment un discours de façade et la réalité dans l'entreprise .

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