Les entreprises face au défi de l'agilité permanente
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Le point avec Coface, acteur de référence de la gestion du risque de crédit commercial au niveau mondial. Acteur incontournable de l'assurance-crédit et du recouvrement sur plus de 200 marchés, le groupe Coface s'est imposé depuis bientôt 80 ans aux avant-postes de l'économie mondiale. Une position d'observateur privilégié qui s'appuie aujourd'hui sur 13 000 décisions de crédit quotidiennes, mais aussi sur une base de données exclusive sur 245 millions d'entreprises. Mais si le groupe se donne les moyens de devenir le leader mondial de l'information d'entreprise, il n'en reste pas moins prudent dans ses prévisions à court terme. « Nous naviguons dans une économie mondiale où l'incertitude est devenue la norme, confirme Carine Pichon, Directrice Générale France, Europe de l'Ouest et Afrique chez Coface. La croissance reste atone, l'inflation fragile, et les banques centrales restent dans l'expectative. Nous assistons également à la montée du protectionnisme américain, avec des droits de douane qui n'ont jamais été aussi élevés depuis les années 1930. Plus que jamais, les entreprises ont donc besoin d'accompagnement et d'outils adaptés pour pallier ces difficultés. »
En France, Coface prévoit une croissance de 0,5 à 0,6% l'an prochain, sur fond d'instabilité politique et budgétaire, de fin des taux bas, de recul des exportations et de hausses des défaillances (+15% entre 2023 et 2024). À l'image du Coq Sportif et de Petit Bateau, vendus à des fonds étrangers cet été, les entreprises emblématiques du « made in France » sont à la peine, comme les producteurs de vins, de spiritueux et de cognac qui subissent des droits de douane allant jusqu'à 30%. Certains secteurs clés, comme l'automobile, les métaux, la chimie et la construction, traversent aussi une période difficile, confrontés à des problèmes de tensions énergétiques, de surcapacités mondiales ou de concurrence chinoise. Selon une autre étude Coface menée entre mars et juin dernier, la situation s'avère particulièrement critique pour les PME/TPE, mal armées pour l'export (10% seulement sont actives à l'international, contre 20% en Italie et 30% en Allemagne). Près de moitié d'entre elles déclarent d'ailleurs une baisse de rentabilité (47%) et un recul de chiffre d'affaires (40%) en 2024... « La trésorerie est devenue l'obsession quotidienne des dirigeants de petites et moyennes entreprises, explique Carine Pichon. Ils passent trop de temps sur des tâches qu'ils pourraient optimiser ou déléguer et 57% d'entre eux s'estiment mal protégés contre les risques d'impayés.»
Au-delà des enjeux commerciaux et financiers, les entreprises sont également confrontées à la nécessité de repenser leurs activités à l'aune de l'intelligence artificielle et de la multiplication des données, dont la combinaison révolutionne progressivement tous les secteurs d'activité. « La data et l'IA structurent aujourd'hui l'économie mondiale comme le faisait le pétrole auparavant, analyse Aurélien Duthoit, économiste sectoriel chez Coface. Elles ont fait croître des entreprises parmi les plus grandes mondiales comme Apple, Amazon, Alphabet ou Microsoft qui attisent une volonté de contrôle et de domination des États. Cela implique naturellement de nouveaux enjeux géopolitiques, tant au niveau de la sécurisation matérielle des infrastructures que de la réglementation, de la dépendance aux grandes puissances étrangères ou de la cybersécurité. » Comme certaines entreprises françaises en ont fait les frais récemment, une fuite de données peut en effet menacer durablement la réputation d'une entreprise et ses débouchés commerciaux, tandis que les questions liées à la souveraineté des systèmes - et aux visions qu'ils incarnent - se posent de façon de plus en plus aigüe. Autant de problématiques qui redessinent les stratégies des entreprises à court et moyen terme...
Mais comme le disait si bien l'astrophysicien Hubert Reeves, « là où croît le péril... croît aussi ce qui sauve. » Autrement dit, si l'accélération fulgurante des nouveaux modèles d'intelligence artificielle et le caractère exponentiel de la donnée posent de nombreux problèmes, ils offrent aussi des opportunités bien réelles pour optimiser les décisions stratégiques. Selon le second Baromètre Data & IA publié par Coface ce mois-ci, plus de huit décideurs sur dix estiment d'ailleurs qu'il devient indispensable pour leur entreprise de savoir exploiter intelligemment les données de leurs clients, prospects et fournisseurs. Pour 90% des financiers, 91% des commerciaux et 96% des acheteurs et des logisticiens, cette transformation des processus décisionnels semble même inévitable dans les deux années à venir. « Cette prise de conscience se confirme, mais surtout elle s'accélère, explique Carine Pichon. Dans ce contexte économique difficile, les entreprises sont de plus en plus nombreuses à comprendre que l'intégration des technologies de la donnée les aidera à prendre des décisions plus rapidement et plus efficacement afin de renforcer durablement leur compétitivité. » Plus connectées et mieux informées sur la santé financière de leurs partenaires, les entreprises pourraient ainsi retrouver la confiance nécessaire pour se projeter et s'engager plus sereinement...
« Les entreprises sont de plus en plus nombreuses à comprendre que l'intégration des technologies de la donnée les aidera à prendre des décisions plus rapidement et plus efficacement afin de renforcer durablement leur compétitivité. » Carine Pichon, Directrice Générale France, Europe de l'Ouest et Afrique chez Coface
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« La data et l'IA structurent aujourd'hui l'économie mondiale comme le faisait le pétrole auparavant », Aurélien Duthoit, économiste sectoriel chez Coface
Spécialiste de l'assurance-crédit, Coface mise désormais sur la data pour accompagner les entreprises dans l'anticipation des risques. Grâce à une stratégie alliant innovation, exploitation avancée des données financières et investissements ciblés, le groupe français propose aujourd'hui des solutions parmi les plus performantes du marché.
Au cours de l'été 2023, l'annonce de la faillite du constructeur anglais Buckingham Group a provoqué une onde de choc parmi ses fournisseurs, dont certains ont dû faire une croix sur des factures de plusieurs dizaines de millions de livres. Alors que les défaillances d'entreprises continuent d'augmenter en Europe et qu'1 entreprise sur 4 disparaît pour cause de défaut de paiement de ses clients, cette situation dramatique est-elle inéluctable ? Heureusement non. Car 6 mois plus tôt, les entreprises qui étaient abonnées aux services d'informations de Coface savaient déjà que le score du constructeur s'était dégradé précipitamment, invitant à faire preuve de la plus grande prudence. « Alors que l'économie mondiale traverse des zones de turbulences, les entreprises doivent prendre le réflexe d'anticiper, en s'appuyant sur des données fraîches, recoupées et analysées, recommande Carine Pichon, Directrice Générale France, Europe de l'Ouest et Afrique chez Coface. C'est pourquoi nous avons développé des outils simples d'utilisation qui permettent à nos clients d'être alertés en temps réel afin d'avoir toujours un temps d'avance dans leur choix stratégiques. »
Mais si la détection précoce des risques de défaillance s'avère souvent vitale, l'utilisation systématique d'outils décisionnels nourris à la donnée peut sécuriser l'ensemble des services de l'entreprise. Du côté des achats, l'accès à des informations fraîches et harmonisées permet de cartographier les fournisseurs, de mesurer leur solidité financière et d'éviter l'effet domino qu'entraîne la défaillance d'un maillon de la chaîne d'approvisionnement. Pour les directions commerciales, la data permet par exemple de lever les freins à l'export en identifiant des marchés porteurs, d'ajuster l'approche à chaque marché et de prioriser les prospects les plus solides. Quant aux directions financières, elles peuvent optimiser leur processus et ajuster leurs arbitrages de crédit avec une visibilité accrue sur les comportements de paiement. Selon le dernier Baromètre IA & Data de Coface, ces utilisations sont d'ailleurs bien comprises par les décideurs. 29% déclarent également vouloir utiliser les services d'informations pour renforcer leur veille concurrentielle et 35% pour détecter des signaux faibles afin d'anticiper les évolutions du marché...
Face à des enjeux aussi essentiels pour la survie et la croissance des entreprises, toutes les données ne se valent pourtant pas. Selon le Baromètre IA & Data de Coface, 4 décideurs sur 10 estiment d'ailleurs qu'elles sont souvent ardues à exploiter, plus d'un sur deux déplore un manque d'actualisation en temps réel et près des deux tiers jugent leur harmonisation insuffisante à l'échelle mondiale. « C'est justement pourquoi notre offre se différencie de celle de nos concurrents, s'enthousiasme Carine Pichon. Car non seulement nous disposons de données sur près de 245 millions d'entreprises, mais celles-ci sont actualisées en continu et uniformisées par plus de 750 experts, qui transforment cette masse de données en indicateurs clairs, utilisables immédiatement par les décideurs. ». Concrètement, les indicateurs Coface prennent la forme de Score de 1 à 10, de résumés illustrés de code-couleurs et d'alertes en temps réel. Si un client s'interroge sur la solvabilité d'un prospect provenant d'un nouveau marché, les équipes Coface pourront par exemple lui confirmer qu''il a bien réglé ses factures sur les 12 derniers mois... « Les données que nous fournissons à nos clients sont les mêmes que celles que nous utilisons pour nos métiers d'assurance-crédit et pour lesquelles nous n'avons pas le droit à l'erreur, poursuit Carine Pichon. Elles sont d'autant plus fiables qu'elles se nourrissent de la synergie entre nos métiers d'assurance-crédit, de recouvrement de créances et d'informations d'entreprise. »
Afin de transformer ces données en véritables outils de pilotage, Coface a développé ces dernières années des solutions innovantes, conçues pour être intuitives et accessibles à tous. La plateforme Alyx centralise ainsi les données comptables, commerciales et de risque de crédit sur une même interface, compatible avec tous les progiciels comptables. URBA360 permet quant à elle d'accéder aux indicateurs clefs de millions d'entreprises, dont le fameux « score » qui offre en un coup d'œil l'évaluation de la stabilité financière d'une entreprise et la probabilité d'un défaut de paiement de celle-ci sur les 12 prochains mois. Les courtiers bénéficient également de leur propre solution, API suite for brokers, qui leur permet de faciliter la gestion de leur portefeuille d'assurés. Plus simples et plus intuitives, ces plateformes devraient rapidement s'imposer comme de nouveaux standards. « Les entreprises qui se saisissent dès aujourd'hui de ces outils gagneront en compétitivité et en sérénité, souligne Carine Pichon. L'IA change rapidement les processus décisionnels, il ne faut pas attendre trop longtemps pour s'adapter, car l'avenir appartient à ceux qui sauront décider vite et bien. »
Coface donne rendez-vous à son écosystème à Paris pour une matinée de réflexion et d'échanges autour de la donnée, de la connectivité et de la gestion du risque. Conférences, tables rondes et keynotes mettront en lumière les tendances clés et les meilleures pratiques : création de valeur par la data, connectivité comme vecteur de résilience, anticipation des risques, ou encore impact opérationnel des agents IA.
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