L'éditeur de Candy Crush veut s'introduire en Bourse sur le NYSE

Par latribune.fr  |   |  325  mots
Le jeu Candy Crush Saga, qui consiste à aligner des bonbons afin de les détruire, a été téléchargé par plus de 500 millions de personnes.
King, le développeur européen du jeu à succès Candy Crush, a déposé ce mardi un dossier en vue d'une introduction à la Bourse de New York. Il révèle qu'il a réalisé un chiffre d'affaires de 1,88 milliard de dollars en 2013.

La saga Candy Crush se poursuit en Bourse. Son éditeur, King Digital Entertainement, a déposé un dossier auprès de la SEC (Securities and Exchange Commission), le gendarme boursier américain) afin de lever 500 millions de dollars. 

Le Nasdaq boudé

Comme plateforme d'échanges, la société fondée à Stockholm et dont le siège se trouve à Londres a préféré le New York Stock Exchange au Nasdaq, pourtant spécialisé dans les valeurs technologiques. Twitter a fait de même quelques mois plus tôt.

King, auparavant baptisée Midasplayer.com, doit sa fortune au jeu Candy Crush Saga. Celui-ci, numéro un des téléchargements sur l'App Store d'Apple en 2013, aurait déjà rendu accros quelque 500 millions de personnes, indique le Financial Times.

Son astuce? Un système d'achat intégré dans lequel l'utilisateur est incité à payer pour passer des niveaux. L'éditeur a d'autres tours dans sa poche, comme Pet Rescue ou Bubble Witch Saga, eux aussi des succès sur les plate-formes de téléchargement. 

Un chiffre d'affaires décuplé

D'après le dossier d'introduction en Bourse déposé mardi, le groupe a engrangé 567,6 millions de dollars de bénéfices l'an dernier, contre 7,8 millions en 2012. Son chiffre d'affaires a, quant à lui, plus que décuplé en un an, passant de 164,4 millions de dollars en 2012 à 1,88 milliard de dollars.

Si son dossier est validé, ses actions ordinaires seront cotée sous le symbole "KING". Le groupe précise avoir choisi les banques JP Morgan, Credit Suisse et BofA Merrill Lynch comme chefs de file, teneurs du livre d'ordres et représentants des souscripteurs. Barclays, Deutsche Bank et RBC Capital Markets tiendront également le livre d'ordres.

Il ne lui reste plus qu'à espérer un destin différent de celui de Zynga (FarmVille) qui a vu sa valeur dégringoler depuis son introduction en Bourse en 2011. 

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