La rédaction de "La Provence" craint les effets collatéraux de l'affaire Tapie

Par latribune.fr (avec AFP)  |   |  249  mots
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Après la saisie des biens de Bernard Tapie ordonnée par la justice, le directeur de la rédaction de La Provence - propriété de l'homme d'affaires- ainsi que la Société des rédacteurs ont exprimé leurs inquiétudes jeudi.

Le passé de Bernard Tapie vient hanter La Provence. Après l'annonce de la saisie des biens de l'actionnaire principal du titre, dans le cadre de l'enquête sur l'arbitrage qui lui a valu le versement de plus de 400 millions d'euros, la rédaction s'émeut. "Il est légitime que l'Etat prenne ses précautions. Mais pas au détriment d'entreprises qui ne sont pas parties prenantes dans cette affaire", ainsi écrit Olivier Mazerolle dans un éditorial paru ce jeudi dans le quotidien. Il s'inquiète du montant des investissements que Bernard Tapie sera autorisé a effectué dans le journal, tout en assurant que sa pérennité n'est pas menacé "dans l'immédiat".

Un rachat mouvementé

Les rédacteurs, eux, en appellent à l'autre actionnaire du titre, le groupe Hersant média, a qui la majorité des parts avaient été rachetées en décembre dernier après des négociations mouvementées. "L'entrée dans le capital de GHM de Bernard Tapie ayant permis au groupe d'éponger ses dettes auprès des banques à hauteur de 170 millions d'euros, nous ne pouvons imaginer que Philippe Hersant, désormais à la tête d'un groupe sain, ne vienne pas en aide à ses salariés en cas de besoin de trésorerie", souligne la Société des journalistes (SDJ). Ils sont soutenus sur cette ligne par le Syndicat des journalistes qui a publié un communiqué dans la journée.
 

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