L'Afrique lance des obligations anti-catastrophes climatiques

Par Jonathan Baudoin  |   |  242  mots
Les émissions d'obligations programmées par l'Union africaine vers 2016 seront une ressource utile pour des États qui doivent investir plus d'une dizaine de milliards d'euros par an pour lutter contre le réchauffement climatique. (Crédits : Reuters)
La gestion des catastrophes liées au changement climatique implique d'énormes moyens financiers. Et les pays africains, qui sont parmi les plus exposés, préparent un lancement d'obligations de 1 milliard de dollars sur 30 ans.

Le sommet de l'ONU sur le changement climatique aura peut-être servi aux dirigeants africains à mettre en avant leurs intentions financières en matière de lutte contre le réchauffement. Via un communiqué mercredi 24 septembre à l'AFP, l'African Risk Capacity (ARC), agence de l'Union africaine (UA) chargée de gérer les conséquences des événements climatiques extrêmes sur les populations du continent, a annoncé un programme d'émission d'obligations supérieures à 1 milliard de dollars (786,3 millions d'euros) sur 30 ans, afin de gérer les risques climatiques en Afrique.

"Programme d'équipements climatiques extrêmes"

Ces obligations pourraient commencer à être émises par l'ARC à partir de 2016. Elles s'inscrivent dans le cadre du "programme d'équipements climatiques extrêmes", dit "XCF", pour Extreme Climate Facility.

Le XCF se veut un moyen de rencontre entre les gouvernements des pays membres de l'Union africaine et le capital privé, permettant aux premiers de financer des programmes d'investissements d'adaptation au climat, face à des catastrophes naturelles -telles que la canicule, les inondations ou les cyclones- qui sont de plus en plus fréquentes sur le continent.

Besoin de 11 à 13,4 milliards d'euros... par an

Ce programme est nécessaire mais loin d'être suffisant, d'après l'ARC. En se basant sur les avis de la Banque mondiale, l'agence de l'UA indique que les pays d'Afrique subsaharienne devraient investir 11 à 13,4 milliards d'euros par an d'ici à 2050, afin de répondre à l'objectif de montée de la température de 2°C, fixé par l'ONU.