Changement climatique : une stratégie à revoir

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Alors que de coûteux investissements ont été réalisés dans les énergies renouvelables, les émissions de CO2 par les producteurs d'électricité augmentent. Un paradoxe révélateur de l'échec de la politique de subventions. par Claude Crampes et Thomas-Olivier Léautier (TSE)

Les émissions de CO2 par les producteurs d'électricité continuent d'augmenter alors que la production d'électricité d'origine renouvelable progresse. La principale raison pour laquelle les pouvoirs publics versent d'importantes subventions aux énergies renouvelables est pourtant que l'augmentation des énergies renouvelables devrait mécaniquement entraîner la diminution des émissions polluantes. Alors, comment expliquer ce paradoxe? Quelles politiques publiques faut-il mettre en œuvre pour réduire les émissions de CO2 à moindre coût pour la collectivité ?

L'augmentation simultanée des MWh renouvelables et des tonnes de CO2 par MWh

Au cours des années récentes, le parc de production électrique à partir de ressources renouvelables installé en Europe a littéralement explosé : le parc éolien est passé de 13 GW en 2000 à 106 GW en 2012, et le parc photovoltaïque de moins de 1 GW à 62 GW sur la même période. Depuis 2000, les éoliennes ont représenté plus de 28% des nouvelles capacités installées, et l'ensemble des renouvelables plus de 55%. La production d'origine solaire et éolienne est passée de presque rien en 2000 à 8% de la production totale en 2013. Malgré ce formidable accroissement de la production d'origine renouvelable, les émissions de C02 par MWh d'électricité produite ont augmenté. Une étude récente[1] montre que, entre 2011 et 2012, alors que la production d'électricité des vingt plus importants électriciens européens diminuait de 1.6%, leurs émissions de C02 augmentaient de 0.6%, soit un accroissement de 2% de leur facteur carbone moyen, à 350 kg CO2 par MWh. Comment l'expliquer?

Le prix du gaz, le prix du charbon et les coûts environnementaux

L'irruption de renouvelables réduit partiellement les capacités conventionnelles nécessaires pour satisfaire la demande, donc les émissions de CO2  à partir de ces capacités si la substitution se fait à technologies inchangées. Mais, la découverte de gaz de schiste aux Etats Unis a conduit à l'effondrement des prix du charbon, localement d'abord puis, par contagion, en Europe. Les centrales au charbon se sont alors retrouvées plus compétitives que les centrales au gaz, et les ont supplantées. Comme les premières émettent environ deux fois plus de CO2 que les secondes, les émissions par MWh ont augmenté. Une politique publique bien intentionnée est venue buter sur les mécanismes micro-économiques. Dans ce contexte, comment réduire efficacement les émissions de CO2 ?

Donner un prix au carbone

La réponse économique est qu'il faut donner un prix au carbone soit en créant une taxe, soit en ouvrant un marché des permis d'émissions. Si le CO2 a un prix, par exemple 100 euros la tonne, les entreprises développent des technologies destinées à réduire leurs émissions polluantes. Dès lors qu'elles permettent d'abattre la pollution à un coût inférieur à 100 euros par tonne de CO2, ces technologies sont adoptées par les industries émettrices. Donner un prix au CO2 crée donc les conditions d'une concurrence en innovation.

En parallèle, il est aussi possible de subventionner le développement de certaines technologies. En règle générale, les subventions ne devraient viser que les « biens publics ». Par exemple, il est légitime de financer la recherche fondamentale, qui sera utilisable par tous. De même, il n'est pas inefficace de subventionner le démarrage de certaines technologies (par exemple les éoliennes et le stockage d'électricité) si les réductions de coûts déclenchées par la production des premières unités grâce à l'apprentissage et aux économies d'échelle bénéficient à l'ensemble de la collectivité.

Les politiques publiques doivent trouver le bon dosage de ces deux instruments : des pénalités d'un côté et des aides de l'autre. Malheureusement, en matière d'environnement les décideurs politiques ont une tendance naturelle à accorder des subventions au détriment de la taxe directe sur le carbone, ignorant le vrai coût des subventions, les distorsions de concurrence et les comportements stratégiques engendrés par les aides publiques, et contribuant ainsi à la création d'une bulle spéculative[2].

Taxation indirecte (et inefficace) du carbone

Il est rare que les femmes et les hommes politiques acceptent de voir leur nom associé à de nouvelles taxes. Face à l'opinion publique, donc aux électeurs, tous préfèrent accorder des subventions. Il est plus avantageux de poser pour les caméras devant un champ d'éolienne, une ferme photovoltaïque, ou une usine qui fabrique ces équipements, que dans un bureau en train de signer le décret instituant une nouvelle taxe. Et pourtant, les subventions devront bien être financées par la collectivité, donc par quelque forme de taxation. Cette taxe peut être incluse dans le prix de l'électricité (Contribution au Service Public de l'Electricité en France), ou dans la dette publique, c'est à dire les impôts qui seront levés sur les générations futures pour payer les intérêts et l'amortissement de l'emprunt (le « grand emprunt  » en France).

Combien les subventions aux ENR ont-elles couté à la collectivité depuis le lancement des programmes de réduction des émissions de C02 ? Il n'existe pas d'estimation globale certaine mais on dispose de quelques indicateurs. Les subventions aux énergies renouvelables ont couté 24 milliards d'euros pour la seule année 2013 aux consommateurs Allemands[3], et quatre milliards d'euros aux consommateurs Français. Par ailleurs, les énergéticiens européens ont collectivement perdu 500 milliards de capitalisation boursière entre 2008 et 2013, la moitié de leur valeur[4], à cause du sur-investissement dans les années 2000 et de l'irruption des renouvelables. Cette perte financière conduit à des dizaines de milliers de licenciements.

Du bon usage des subventions

Outre leur coût caché, les subventions ont l'inconvénient d'être des instruments délicats à manipuler. D'abord, si elles permettent de réduire les coûts des technologies subventionnées, elles devraient mécaniquement baisser dans le temps, pour accompagner la dite baisse des coûts. Mais il est beaucoup plus facile d'octroyer une subvention que de la réduire.

Deuxièmement, les subventions aux renouvelables créent une bulle spéculative. Attirés par la promesse de rendements élevés, les investisseurs se précipitent. Ce faisant, ils créent la demande pour les équipements, donc réduisent le coût des équipements, donc augmentent leur profit. Ce qui les encourage à s'engager encore plus. Devant ce niveau de profit, ils anticipent rationnellement que les pouvoirs publics vont baisser les subventions, donc ils se pressent encore plus. Avec des politiques nationales non coordonnées entre Etats membres de l'Union européenne, le résultat ne peut être qu'inefficace : 32 GW de panneaux photovoltaïques étaient installés en Allemagne fin 2012, environ la moitié du stock européen, alors que l'Allemagne est loin d'être le pays membre qui bénéficie du meilleur ensoleillement.

Finalement, les subventions changent la dynamique concurrentielle. La concurrence se développe pour obtenir les subventions et non pas pour développer de nouvelles technologies. La proximité sociale et financière avec les décideurs publics est plus importante que l'avancée technologique.

De l'inefficacité économique du compromis

Avant de se lancer à grande échelle dans le soutien aux énergies renouvelables, l'Europe avait mis en place un marché du CO2. Le prix de la tonne de CO2 y est aujourd'hui de l'ordre de quatre euros. La plupart des experts estiment que ce prix est trop bas pour conduire à des investissements, notamment dans le captage et l'enfouissement du carbone. Pourquoi le prix est-il si bas ? Principalement parce que les quantités de permis disponibles sont trop importantes par rapport aux émissions réalisées.

Le marché du carbone a été construit sur un compromis, lequel est l'art de la politique. La recherche du compromis est indispensable à la vie en commun. Dans le cas du marché du carbone, les politiques ont pris la décision courageuse de créer un marché, mais, pour le rendre acceptable, il a fallu en aménager les modalités : donner une exemption à telle industrie, des crédits plus importants à tel pays, créer un mécanisme de compensation avec les pays en développement. Le résultat de l'ensemble de ces compromis est que les quotas de permis sont très importants, probablement trop importants compte tenu des dernières évaluations du réchauffement climatique par le GIEC. Lorsque la crise économique a frappé l'Europe, avec la diminution de l'activité industrielle les besoins en quotas d'émission se sont naturellement réduits, et le prix de la tonne de CO2 a baissé, comme sur tout marché où la demande fléchit.

Rééquilibrer les outils de la politique environnementale

Dans leur projet pour réduire leurs émissions de CO2 les Etats membres de l'UE ont commis l'erreur de plus mettre l'accent sur une orientation des choix technologiques au moyen de subventions plutôt que de réduire les autorisations d'émettre des polluants atmosphériques. Dans l'avenir proche, le plus probable est que les coûts devenant de plus en plus difficiles à supporter par la collectivité, les politiques décident d'arrêter ces programmes, d'autant plus que l'Europe est encore isolée sur ce sujet, probablement pour longtemps. Tout arrêter à ce stade de développement des institutions (le marché du carbone) et des techniques serait se priver d'incontestables avancées. Il faudrait rééquilibrer les outils de la politique environnementale. Il est souhaitable de refonder le marché du CO2, en particulier l'inscrire dans le temps pour donner une visibilité aux investisseurs, et réduire les subventions aux renouvelables. La collectivité et l'atmosphère s'en porteraient bien mieux.

Plus d'informations sur le site de TSE  et sur TSEdebate

 

[1]http://www.pwc.fr//assets/files/pdf/2014/01/xlos_carbon_factor_en2013.pdf

[2] Une analyse formalisée de ces arguments est présentée par Claude Crampes dans un article scientifique récent, disponible sur http://idei.fr/vitae.php?i=30.

[3] http://www.lemonde.fr/economie/article/2014/04/09/l-allemagne-veut-mieux-maitriser-le-developpement-des-energies-renouvelables_4398157_3234.html

[4] http://www.economist.com/news/briefing/21587782-europes-electricity-providers-face-existential-threat-how-lose-half-trillion-euros

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Commentaires
a écrit le 13/05/2014 à 7:25 :
Les jours gris ou les nuits sans vent... Qui fournit les 160 MW? Les pedalos?
Réponse de le 13/05/2014 à 7:32 :
Les réseaux acceptent généralement avec les techniques actuelles 45% d'énergies renouvelables intermittentes. Voir études sur ce sujet. Après quand on arrivera au delà, plusieurs solutions possibles et à coûts souvent déjà compétitifs.
Réponse de le 14/05/2014 à 23:40 :
Les hydrauliennes marines, à ne pas confondre avec l'energie hydraulique des rivières et barrages, fonctionnent avec de gigantesques courants marins qui fonctionnent 365/364 24/24, et son totalement insensibles aux aléas climatiques. Certains courants ont des "fronts" de plusieurs centaines de mètres d'épaisseur, et des grappes d'hydrauliennes peuvent récupérer d'immenses quantité d'énergie. SI on avait investi là dedans, aussi bien en recherche qu'en construction de , les mêmes sommes qu'on a investi dans le nucléaire, la France serait indépendante, définitivement.
a écrit le 12/05/2014 à 21:45 :
La légende des ENR qui augmentent les émission des CO2 est archi fausse. Si les ENR n'existaient pas les émissions de CO2 seraient bien plus élevées qu'elle ne le sont, pas la peine de sortir de Polytechnique pour comprendre ça. Le vrai problème est l'absence de taxation du carbone: on peut dire qu'à 4 euros la T de CO2 en Europe c'est littéralement une invitation à en émettre le plus possible. Et c'est exactement ce que font les Dinosaures de l'énergie: RWE, E-on et EDF pour une petite part. C'est un pur problème de clientélisme politique comme le dit l'article: aucun de nos pleutre politicien n'a le courage d'annoncer très clairement que si on taxe pas le carbone c'est un vrai cauchemars que le climat va nous faire vivre. Nos politiciens sont les dignes disciples de Chamberlain et Daladiers face à une machine climatique rendue folle de rage qui va nous rendre la vie totalement impossible.
Réponse de le 13/05/2014 à 2:01 :
Bien vu et bien dit SunnyBoy, toutes les données confirment d'ailleurs.
a écrit le 12/05/2014 à 16:56 :
Pourquoi éliminer la solution consistant à financer les charges sociales(retraites) par une taxe sur l'énergie; cela résoudrait tous les problèmes. Discutons-en.
a écrit le 12/05/2014 à 16:36 :
Mme Ségolène Royal qui s' offusque des tickets de supermarchés; et qui ne dit rien sur le rassemblement de motos Harley Davidson qui a eu lieu ce weeckend à St Tropez !!!!!!!!!!!!!!!!!
Ce n' est pas de la pollution ça ??? Simplement le plaisir de faire du bruit et de la pollution gratuitement !!!! Ces écologistes...de véritables navets !!!!!!!!!!!!!!!
Réponse de le 14/05/2014 à 23:35 :
Les caissières manipulent des centaines de tickets au bisphénol chaque jour, sans gants, et la plupart ont des enfants. Ce n'est pas cool de voir sa mère partir d'un cancer.
a écrit le 12/05/2014 à 15:18 :
Le plus grand paradoxe est que la consommation d'élec a tendance a diminuer en Europe alors que la production de CO2 augmente. L'échec des écologistes est flagrant mais ils n'en n'ont pas encore pris conscience.
Réponse de le 13/05/2014 à 2:05 :
Ce n'est pas un échec des écologistes, l'augmentation du C02 est liée à la baisse du prix du charbon consécutive au développement du gaz de schiste au Etats-Unis. Merci de lire en détail les rapports.
a écrit le 12/05/2014 à 14:22 :
l'énergie électromagnétique voilà l'avenir, une énergie propre, gratuite et déjà présente dans tout l'univers, Tesla avait déjà prouvé que ça fonctionnait malheureusement le lobby du pétrole a tué dans l'oeuf ces travaux et maintenant l'industrie nucléaire
a écrit le 12/05/2014 à 13:39 :
Il n'y a pas de solution tant que la demande mondiale d'énergie et en particulier d'électricité
augmentera. La seule possibilité est que nous réduisions tous notre consommation d'énergie, mais ça, c'est pas pour demain. Ce sera donc contraints par la pénurie des énergies fossiles, à commencer par le pétrole, que le CO² diminuera.
Réponse de le 12/05/2014 à 14:24 :
Ce n'est pas la seul possibilité :
- taxe carbone oui,
- réduire notre consommation oui
- sauvegarder voire développer le nucléaire non émetteur oui
a écrit le 12/05/2014 à 13:33 :
La puissance installée en éolien et solaire en Allemagne est d'environ 70 000 MW tandis qu'en France elle n'est que de 11 000 MW soit environ 7 fois moins.
Avec un tel écart l’Allemagne devrait émettre beaucoup moins de CO2 que la France. Pourtant non, l'Allemagne émet 760 000 millions de tonnes de CO2 par an contre 345 millions pour la France, ramené en Tonnes de Co2 par habitant cela donne 9,1 tonnes par habitant pour l'Allemagne contre 5,6 pour la France.
Cherchez l'erreur ?
Un peu moins de dogmatisme et un peu plus de pragmatisme et notre planète se porterait beaucoup mieux.
Réponse de le 13/05/2014 à 2:10 :
oui mais si nous avons un réacteur nucléaire qui saute on va vite repenser les choses ! Les allemands sont en cours de transition et n'avaient pas une situation géographique et de réseaux faciles, laissez leur encore quelques années avant de juger trop vite. Leurs premiers objectifs importants (Fraunhofer Instit.) c'était 2020.
Réponse de le 15/05/2014 à 2:56 :
Deux accidents nucléaires en soixante ans, c'est pas dramatique, surtout vu le très petit nombre de gens touchés (quelques centaines max à Chernobyl, quelques dizaines max à Fukushima).

En attendant, les Allemands transitionnent du nucléaire vers le charbon. Bravo.
a écrit le 12/05/2014 à 13:20 :
Non seulement la production de gaz à effet de serre ne diminue pas, mais elle augmente régulièrement, mettant chaque jour, de plus en plus, en péril, notre climat, notre survie. Si on réchappe aux événements climatiques qui seront de plus en plus violents à terme immédiat, voilà qu'arrive le moment où les coûts de l'énergie pétrolière vont atteindre des seuils qui vont impacter l'ensemble de l'économie et de la société mondiale, crise mondiale prévue par Aspo et tous les autres vers 2017= c'est demain. Nous courons droit dans le mur, les yeux fermés, en plus. Il est indispensable d'investir maintenant, tout de suite, sans tarder, dans toutes les énergies renouvelables, simultanément, dans tous les secteurs de l'économie, car on ne pourra plus le faire avec un pétrole à 120 ou 150 dollars le barril. On peut déja affirmer, que ceux, décisionnels économiques ou politiques, qui sous-estiment ou ignorent les impacts conjoints de la crise climatique en cours et de la crise énergétique en cours sont des criminels.
a écrit le 12/05/2014 à 13:04 :
Ce n'est pas une erreur des pouvoirs publics mais le résultat très puissant du lobbying pour l'éolien en Europe soutenu par des industriels (dont Alstom et même Areva) alors qu'effectivement une taxation carbone favoriserait une compétition darwinienne qui verrait probablement le triomphe ... du nucléaire
Réponse de le 13/05/2014 à 2:12 :
Pas exact car le nucléaire n'est plus compétitif par rapport à l'éolien.
a écrit le 12/05/2014 à 12:53 :
seul les energies renouvelable emergente peuvent luttez efficassement contre le c o 2 a long terme ,,???
a écrit le 12/05/2014 à 12:47 :
Les centrales au Thorium, voilà l'avenir !
Réponse de le 13/05/2014 à 2:19 :
sauf que pour les démarrer il faut de l'uranium et pour réduire les déchets il faut la 4e génération, donc au final une combinaison de réacteurs pour que tout soit le plus optimal possible, et là malheureusement on se heurte à un coût et une technicité élevés alors que dans le même temps les énergies renouvelables voient leur prix baisser et le stockage arriver, donc c'est un peu plus compliqué, il n'y a pas de solution unique !
Réponse de le 13/05/2014 à 2:20 :
sauf que pour les démarrer il faut de l'uranium et pour réduire les déchets il faut la 4e génération, donc au final une combinaison de réacteurs pour que tout soit le plus optimal possible, et là malheureusement on se heurte à un coût et une technicité élevés alors que dans le même temps les énergies renouvelables voient leur prix baisser et le stockage arriver, donc c'est un peu plus compliqué, il n'y a pas de solution unique !
Réponse de le 15/05/2014 à 2:58 :
Et on stocke comment ces TWh pour les 75% du temps où les éoliennes et le solaire ne fonctionnent pas?

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