• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
République Démocratique du Congo - La Tribune Afrique

Plainte contre les GAFA : une nouvelle stratégie pour contrer le travail des enfants dans les mines de cobalt en RDC

Maimouna Dia

Publié le 30 janvier 2020 à 09:19 - Mis à jour le 01 octobre 2025 à 08:12

Des enfants travaillant dans des mines de cobalt en RDC, dans la plainte déposée par IRAdvocates, le 15 décembre 2019 à Washington.

Des enfants travaillant dans des mines de cobalt en RDC, dans la plainte déposée par IRAdvocates, le 15 décembre 2019 à Washington.

IRAdvocates

Le Quotidien Numérique

18 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Incendies : Positive Aviation franchit une étape décisive pour transformer un ATR en alternative au Canadair

  • 2

    Moyen-Orient : la guerre du détroit aura bien lieu

  • 3

    Cyclisme : du changement dans la direction de l'équipe de Paul Seixas

  • 4

    Pétrole : le Panama va prendre la main sur un oléoduc, « l'une des infrastructures stratégiques les plus importantes du pays »

  • 5

    Saturation du réseau électrique : 2 500 producteurs d’énergie renouvelable dans l’attente de solutions de raccordement

  • 6

    « L'effort concerne tout le monde » : David Amiel, ministre des Comptes publics, alerte sur le budget

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
Après maintes alertes sans suite, la lutte contre l’exploitation des enfants dans les mines de cobalt en RDC prend une nouvelle tournure avec le dépôt d’une plainte contre cinq ténors de la Tech à Washington. Un grand pas dans la lutte contre le travail des enfants dans les mines dont le succès nécessitera une ferme volonté de l’Etat congolais.

La pression exercée jusque-là sur les multinationales consommatrices de produits issus des mines de cobalt exploitées par des enfants, notamment en République Démocratique du Congo (RDC) s'est révélée inefficace. Le 15 décembre 2019, l'association de défense des droits de l'Homme, International Rights Advocates (IRAdvocates) décide de passer à la vitesse supérieure et dépose une plainte devant un tribunal à Washington contre Apple, Google, Microsoft, Tesla et Dell pour exploitation des enfants notamment dans les mines de Cobalt en RDC.

«Cette plainte courageuse déposée contre de grandes entreprises de la Tech met en exergue le paradoxe du progrès technologique et le déséquilibre de la répartition des richesses dans la chaîne d'approvisionnement de certaines matières premières intervenant dans la fabrication des appareils, machines et instruments symbole de ce progrès technologique dont ici le cobalt de la RDC», nous expliqueEly Katembo, fondateur de Katembo groupe et membre de Congo World Foundation (CWF) pour le développement durable.

De l'avis de l'analyste économique congolais Al Kitenge, c'est un message aux exploitants d'enfants dans les mines et devrait interpeller l'Etat congolais sur les insuffisances de sa stratégie de lutte contre cette calamité.

Quatre chefs d'accusation contre les ténors de la haute technologie

La plainte de 79 pages de l'ONG spécialisée dans la poursuite d'actions en justice contre des multinationales - déposée au nom de 14 plaignants, en parties civiles, portent principalement sur quatre chefs d'accusation. Les plaignants font valoir des allégations de travail forcé d'enfants, d'enrichissement injuste, de négligence dans la supervision de la chaîne de valeur et affliction intentionnelle de détresse émotionnelle. Ils accusent ces entreprises de la Tech de profiter du travail des enfants, dans des conditions « d'âge de pierre pour des salaires dérisoires » avec un immense risque personnel. « Chaque smartphone, tablette, ordinateur portable, véhicule électrique ou autre appareil contenant une batterie rechargeable au lithium nécessite du cobalt. Des centaines de milliards de dollars générés par ces entreprises chaque année ne seraient pas possibles sans le cobalt extrait en RDC », peut-on lire dans le document.

RDC MINE COBALT
Photo d'illustration (Crédits : IRAdvocates)

Au cœur de l'exploitation des enfants dans le Cobalt

Cette attaque judiciaire contre les grandes multinationales de l'industrie technologique n'est la première récrimination à leur encontre. Dans un rapport publié en 2015, Amenesty International mettant en cause leur responsabilité, révélait que les enfants ayant récolté, trié, nettoyé, broyé et transporté du cobalt étaient payés par les négociants au sac de minerai, sans aucune possibilité de vérifier indépendamment le poids de leurs sacs ou la teneur du minerai, accentuant les risques d'exploitation. « Cette exploitation des enfants est une espèce d'esclavage des temps modernes qui doit s'arrêter », nous affirmé l'analyste économique Congolais Al Kitenge. En 2014, l'UNICEF a évalué le nombre de jeunes filles et garçons travaillant dans les mines au sud de la RDC au nombre de 40 000. Beaucoup d'entre eux étaient impliqués dans l'extraction du cobalt et travaillaient en moyenne 12 heures par jour. « Même les enfants scolarisés travaillaient de 10 à 12 heures durant le weekend et les vacances scolaires, ainsi qu'avant et après leurs heures de classe pour environ 1 dollar par jour », précise le rapport.

Apple dont la capitalisation boursière a atteint 1060 milliards de dollars en octobre 2019, a déjà fait l'objet de critique concernant son manque vigilance dans le choix de ses fournisseurs de cobalt. « Le travail des enfants n'est jamais toléré dans notre chaîne d'approvisionnement... », avait rétorqué le fabricant de smartphones dans une déclaration à la BBC. Les nombreux critiques ont poussé plusieurs entreprises dont Samsung, Apple, Sony et HP à mener des actions pour un Cobalt plus éthique, en rejoignant notamment l'Initiative du Cobalt responsable ou Responsible Cobalt Initiative (RCI) sous l'impulsion d'entreprises chinoises, en faveur d'une plus grande transparence de la chaîne d'approvisionnement.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Des actions pour un Cobalt « propre »

L'une des initiatives les plus connues est effectivement le RCI, composé d'une trentaine de membres dont les géants de la technologie Apple, HP et Huawei, des producteurs de cobalt chinois tels que Zhejiang Huayou Cobalt Co, le recycleur de batteries chinois GEM Co Ltdl, le fabricant sud-coréen de batteries Samsung SDI et les constructeurs automobiles Volvo et BMW ou encore Daimler. « La certification, la traçabilité de nos minerais sont indispensables pour accompagner un processus d'une diligence crédible », a déclaré Ely Katembo. Toutefois les spécialistes s'accordent sur la complexité de la création d'une chaîne de traçabilité pour un minerai à raffiner tel que le coltan qui produit du tantale ou du cobalt. Car le processus de raffinage crée le risque de mélanger des lots propres à d'autres. Amnesty International a également souligné cette opacité de la chaine de production de Cobalt rendant difficile la traçabilité des minerais. La création d'une chaine d'approvisionne de cobalt plus éthique, à partir de la RDC où est extraite 60% de la production mondiale dépendra en grande partie de la volonté de l'Etat congolais à combattre le trafic.

L'échec de l'Etat congolais

En République Démocratique du Congo, les enfants ont affirmé prendre en charge leurs scolarités et subvenir aux besoins de leurs familles. Le Code de protection de l'enfance en RDC (2009) met en avant le droit à un enseignement primaire gratuit et obligatoire pour tous les enfants. Toutefois, en raison d'un manque de financement adéquat du pays au PIB estimé à 37, 24 milliards de dollars pour près de 90 millions d'habitants, la plupart des écoles continuent d'exiger une contribution mensuelle, ou « minerval » afin de couvrir différents coûts, tels que les salaires des enseignants, les uniformes et le matériel pédagogique.

«Oui chaque enfant dans une mine est un aveu d'échec et contribue négativement à l'image de l'industrie d'exploitation artisanale, mais aussi l'exploitation industrielle des minerais », nous explique Tiar Nda-Ngye coordinateur deClean Cobalt Initiative (3C).

L'exploitation artisanale du cobalt représente 20% jusqu'à 30% de la production du cobalt congolais soit entre 18 000 - 27 000 tonnes sur base de la production annuelle de 2018, loin au-delà de la production annuelle du deuxième producteur mondial de cobalt, rappelle l'organisation qui milite pour une exploitation durable du Cobalt.

« Nous pensons que les autorités congolaises ont saisi la mesure du défi de l'éradication du travail des enfants dans les mines, en rapport avec l'exploitation artisanale du Cobalt », a-t-il ajouté. Parmi les pistes proposées par des spécialistes congolais pour retirer les enfants des mines, la mise en place des mécanismes de régulation et des structures qui régissent l'exploitation des ressources minières de manière vertueuse en RDC. En l'occurrence une application rigoureuse du code minier à vulgariser davantage et des structures comme le SAEMAPE, qui est le Service d'assistance et d'encadrement des mines artisanales et de petit échelle. Mais aussi le renforcement des capacités de négociation des mineurs artisanaux face aux acheteurs, la sécurisation des zones d'exploitation, l'appui des miniers industriels aux artisanaux.

« Il faut stopper l'exploitation artisanale anarchique, appliquer des sanctions aux trafiquants et trouver des moyens de substitutions aux populations exploitées »,recommande Al Kitenge.

À lire également

  • Cobalt : les activités de Glencore impactées par la baisse des prix sur les marchés internationaux
  • Mines : Le canadien M2 Cobalt satisfait de ses premières découvertes en Ouganda
  • Cobalt : la RDC décide une augmentation hebdomadaire de 551 dollars sur le prix de la tonne
  • Pour sécuriser son approvisionnement en cobalt, Apple négocie directement avec les producteurs

L'idée est de convertir des mines en exploitations industrielles ou semi-industrielles avec des exploitants et interlocuteurs identifiables, respectueux des normes en vigueur. « L'Etat Congolais doit appliquer une tolérance zéro sur les exploitations artisanales, puis soutenir et développer les exploitations semi-industrielles encadrées, sérieuses, équipées et dotées de cahiers de charges clairs », a-t-il détaillé.

Maimouna Dia

Sur le même sujet

Photo d'illustration

RDC : Willy Kitobo Samsoni hérite d’un ministère en conflit avec l'industrie minière

Willy Kitobo Samsoni, nouveau ministre des mines, est attendu dans la gestion de grands dossiers de ce secteur stratégique de l’économie de la République démocratique du Congo (RDC). Le pays entretient des relations conflictuelles avec les compagnies minières, opposées au code minier de 2018 qui a permis au pays de doubler ses recettes minières en une année. Les nouvelles autorités sauront-elles résister à la pression et appliquer strictement le texte ?

République Démocratique du Congo - La Tribune Afrique
Le groupe Tenke Fungurume Mining est détenu à 80% par China Molybdenum, alors que la société d’Etat Gecamines contrôle les 20% restants.

RDC : à la mine de Tenke Fungurume, l'activité est dans le rouge

Moins de deux ans après avoir annoncé la hausse à 80% de sa participation dans la mine de Tenke Fungurume, la compagnie minière China Molybdenum vient de révéler d'importantes pertes, en pointant du doigt un environnement difficile et étudie désormais les scénarios de sortie de crise.

République Démocratique du Congo - La Tribune Afrique
Photo d'illustration

Infrastructures : la BAD finance la réhabilitation d'une route vitale en RDC

Réuni cette semaine à Abidjan, le conseil d'administration de la Banque Africaine de Développement a approuvé le décaissement d'un montant de 70 millions de dollars pour la réhabilitation d'un tronçon sur la Route Nationale N°1 allant de Kinshasa à Batshamba (Tshikapa) en République démocratique du Congo (RDC).

République Démocratique du Congo - La Tribune Afrique
Photo d'illustration

RDC : la BAD veut « passer à l'acte » et financer les travaux du barrage Inga III

A la faveur d'une visite de quatre jours effectuée en République Démocratique du Congo (RDC), le Président de la Banque Africaine de Développement (BAD), Akinwumi Adesina a annoncé la volonté de son institution de financer les travaux de réalisation du barrage hydroélectrique Inga III, situé dans la province du Kongo Central. La Banque avait déjà financé les études de faisabilité du projet, à hauteur de 73 millions de dollars.

République Démocratique du Congo - La Tribune Afrique
Glencore

Mines : hausse des volumes de production de l'anglo-suisse Glencore, grâce à ses activités en RDC

L'année 2018 a été plutôt positive pour Glencore dont la production de cobalt et de cuivre a enregistré une hausse durant cette période. Une performance soutenue par les activités de la compagnie à Katanga en République démocratique du Congo.

République Démocratique du Congo - La Tribune Afrique
RDC : Kabila laisse à Tshisekedi des indicateurs macroéconomiques dans le vert

RDC : Kabila laisse à Tshisekedi des indicateurs macroéconomiques dans le vert

Juste avant l’investiture de Felix Tshisekedi - qui succède à Joseph Kabila à la tête de la République démocratique du Congo (RDC) - le gouverneur de la Banque Centrale du Congo (BCC), Déogratias Mutombo, a défendu le bilan économique de l’équipe sortante. Des chiffres encourageants pour une économie caractérisée par des faiblesses récurrentes.

République Démocratique du Congo - La Tribune Afrique
Présidentielle 2018

RDC : un pays, trois présidents

Pour des raisons logistiques, l’investiture de Félix Tshisekedi en tant que cinquième président de la RDC, prévue ce mardi 22 janvier aura finalement lieu ce jeudi 24 janvier 2019. Derrière ce motif sibyllin, il n’est pas exclu que Kinshasa jauge la réaction de la communauté internationale et de la rue congolaise. En tout cas, depuis ce samedi 19 janvier, la RDC se retrouve avec trois «présidents». Une situation inédite qui accompagne la première alternance démocratique pacifique du pouvoir. En apparence...

République Démocratique du Congo - La Tribune Afrique
Mines RDC Kamoto Copper Company

RDC : China Moly renforce sa participation dans la mine de cuivre de Tenke

En 2016, la compagnie minière China Moly acquérait 56% du capital de la mine de Tenke pour 2,6 milliards de dollars à Freeport McMoRan. Aujourd'hui, la société spécialisée dans l'exploitation du cuivre en RD Congo renforce son actionnariat au sein du groupe, avec l'objectif d'améliorer sa rentabilité.

République Démocratique du Congo - La Tribune Afrique