Avec la Russie, le Soudan compte se lancer dans le nucléaire civil
Emmanuel Atcha
Emmanuel Atcha
Les autorités soudanaises, dans le cadre d'une visite de travail, ont signé un accord de coopération dans le nucléaire civil avec le gouvernement russe. Les documents ont été signés par la compagnie publique russe Rosatom et le ministre soudanais des ressources hydrauliques, de l'irrigation et de l'électricité, Moutaz Moussa, à Sotchi, la fameuse station balnéaire russe sur les bords de la mer noire. Cet accord selon le président soudanais, Omar el-Béchir consacre une bonne collaboration entre son pays et la Russie pour régler les problèmes énergétiques.
Un point de vue évidement appuyé par le premier ministre russe Dimitri Medvedev qui estime que « le Soudan est un partenaire important de la Russie dans le monde arabe et en Afrique ». Selon lui, l'accord sera profitable à la Russie et au Soudan. Même son de cloche chez Rosatom, la compagnie publique russe. « Cet accord sera le point de départ d'un dialogue actif entre les deux pays dans le domaine nucléaire et permettra de passer à la réalisation pratique de projets concrets de coopération, parmi lesquels figurent la construction d'infrastructures nucléaires civiles et la formation de spécialistes », peut-on lire sur le communiqué officiel de Rosatom, qui se chargerait de la construction de ces infrastructures citées.
La coopération entre la Russie et le Soudan discutée par les deux chefs d'Etat, ne sera pas que civile mais aussi militaire, assure Omar el-Béchir à l'occasion de sa première visite en Russie en tant que chef d'Etat. Ces liens devraient lui permettre aussi de se défendre en cas d'agression extérieure. Dans ses déclarations, Omar el-Béchir affirme que le Soudan a besoin d'être protégé contre les ''actes agressifs'' des États-Unis.
Dans ses échanges avec son homologue Russe, Omar el-Béchir a déclaré que son pays est contre l'ingérence américaine dans les affaires intérieures des autres pays comme l'Iran et la Syrie.
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Rappelons que Omar el-Béchir est sous le coup de deux mandats d'arrêt internationaux émis par la Cour pénale internationale (CPI). L'un émis en 2009 et l'autre en 2010 pour génocide, crimes contre l'humanité et crimes de guerre commis au Darfour. Ces affaires portent sur la guerre civile au Darfour qui a fait plus de 330.000 morts Il y a de cela quelques mois, tout en maintenant ce pays sur leur liste des États soutenant le terrorisme, les États-Unis ont décidé de lever certaines sanctions imposées au Soudan depuis 1997. Mais les relations n'en sont pas moins tendues entre les deux pays.
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Emmanuel Atcha
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