Somalie : pour l'ONU, il existerait une relation «complexe» entre la pêche illicite et les activités de piraterie

Port Berbera Somalie
DR.

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Pour le Conseil de sécurité de l'ONU, les activités de pêche illicite non déclarée et non réglementée remarquées dans la Zone économique exclusive de Somalie ne sont pas isolées. Condamnant cette situation ce mardi 6 novembre, l'institution très inquiète de la situation a laissé entendre qu'il pourrait bien exister «une relation complexe entre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée et la piraterie». Le Conseil de sécurité a souligné qu'il s'agit de pratiques susceptibles de contribuer à la déstabilisation des communautés côtières et représentant un important manque à gagner de plusieurs millions de dollars par an pour cet Etat de l'Afrique de l'Est.
Dans sa démarche, le Conseil de sécurité s'est voulu très déterminé et catégorique. L'institution a fait adopter par ses membres, à l'unanimité, la résolution 2442. Celle-ci appelle à ce que le Conseil de sécurité soit constamment saisi de la question. Mais surtout, à travers cette résolution, le Conseil appelle tous les pays à criminaliser la piraterie et à encourager les poursuites judiciaires contre les suspects et les peines de prison pour les coupables, qu'il s'agisse de pirates interpellés au large des côtes somaliennes ou de leurs commanditaires.
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Quant aux autorités somaliennes, le Conseil de sécurité les a conviées à mettre en urgence un ensemble exhaustif de lois maritimes et de lois anti-piraterie. Aussi, Asmara devrait travailler à créer des forces de sécurité dotées d'une fonction et d'une juridiction claires pour faire respecter ces lois anti-piraterie, recommande la résolution.