G5 Sahel : réunion des chefs d'Etat à Ouagadougou, sur fond de pénurie de financement
Emmanuel Atcha

G5 Sahel
Reuters
Emmanuel Atcha

G5 Sahel
Reuters
Annoncée depuis plusieurs années comme force militaire essentielle pour contrer les attaques terroristes et renforcer la lutte antiterroriste dans le Sahel, la Force conjointe du G5 Sahel tarde à être véritablement opérationnelle. Intervenant ce dimanche 3 février à Ouagadougou dans le cadre du Conseil des ministres du regroupement sous-régional, le secrétaire permanent du G5 Sahel, Mamane Sambo Sidikou a indiqué que la Force conjointe a besoin d'un financement de 2,4 milliards d'euros (soit environ 1.574 milliards de francs CFA) pour être opérationnelle.
S'adressant aux ministres de l'organisation, le responsable du G5 a expliqué que la mobilisation de cette importante somme constitue un défi majeur qu'il faudra relever en cette année 2019.
Malgré les retards pour faire fonctionner la Force conjointe du G5 Sahel, on peut noter quelques avancées. Mamane Sambo Sidikou a parlé d'importants acquis enregistrés en 2018 sur les plans sécuritaire et économique. Le secrétaire permanent a cité l'adoption du manuel de procédure spécifique du fonds fiduciaire pour la Force conjointe G5 Sahel ainsi que les décisions de création des comités de soutien et de contrôle dudit fonds, comme des avancées notables.
À lire également
Notons que le Conseil des ministres du G5 Sahel s'est tenu en prélude à la 5ème session ordinaire de la Conférence des chefs d'Etat de l'organisation prévue pour aujourd'hui mardi 5 février dans la capitale burkinabé. Au cours de cette importante réunion de l'organe suprême de l'institution, les grandes orientations et les options stratégiques de l'organisation seront fixées. L'organe changera également de tête avec l'arrivée du président burkinabé, Roch Kaboré qui prendra la place de son homologue nigérien, Mahamadou Issoufou, à la présidence en exercice.
Emmanuel Atcha
Burkina: investi pour un second mandat, Kaboré promet « la sécurité »
Burkina Faso : le gouvernement dans le dur après la débâcle du groupe minier Balaji
Burkina Faso : l'actionnaire majoritaire, AJL, veut prendre le contrôle total d’Averoso Resources
Burkina Faso : le chiffre d'affaires des sociétés publiques a progressé de 12% en 2018