Transport routier : le Niger dépoussière son ambitieux plan de réformes
Maimouna Dia

pont niger
Reuters
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Etendu sur une superficie de 1,2 million de Km², le Niger est un vaste pays enclavé dans le Sahel qui souffre d'un cruel manque d'infrastructures routières indispensables à la connectivité entre ses différentes régions, mais aussi du pays avec le reste du monde. Ce qui a poussé les autorités de Niamey à lancer, il y a une dizaine d'années, des réformes pour réorganiser le secteur des transports routiers. Samaila Dan Issa, Directeur des transports routiers au Ministère des Transports est revu largement sur les ambitions et les réalisations nigériennes dans le cadre de ce programme dont l'objectif est « d'assainir le transport routier» pour le rendre compétitif, sécurisant et conforme aux normes communautaires.
Il y a 15 ans, le ministère des transports a sorti un arrêté qui détermine un guide d'examen du permis de conduire pour l'évaluation théorique et pratique des candidats, afin d'assurer une meilleure sécurité routière.
En 2010, le Niger s'est doté d'une Autorité de Régulation du Secteur des Transports (ARST), laquelle vise à assurer « le service public de régulation des activités exercées dans les sous-secteurs de transport routier, ferroviaire, maritime, fluvial et aérien sur le territoire du Niger conformément aux lois et règlements en vigueur », selon le directeur des transports. Mais, ladite institution n'est toujours pas opérationnelle précise le responsable. Le dispositif a été renforcé par une loi portant code de transport au Niger et adoptée en 2014. Puis en 2015, le Niger a adopté un décret relatif aux réformes d'immatriculation. Le dernier décret adopté pour le secteur en 2018 porte sur les conditions de transports de matières dangereuses.
Parmi les réformes majeures dans le secteur du transport, figure l'instauration du Guichet Unique Automobile du Niger (GUAN), en 2014 et mis en œuvre en 2016. Il a fait l'objet d'un contrat de partenariat public privé entre le gouvernement du Niger et la Société Nigérienne de Logistique Automobile (SONILOGA). Le Guichet unique vise la constitution d'un fichier unique des véhicules importés au Niger. Il permet également l'installation de dispositifs de facilitation des contrôles douaniers, d'identification et d'évaluation de véhicules importés d'occasion sur l'ensemble du territoire nigérien. Aussi le GUAN a permis la création de 260 emplois directs et plus de 1000 emplois indirects, estime le DG des transports.
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Le programme routier nigérien comporte également un volet dédié à l'intégration régionale, à travers les initiatives de Postes Juxtaposés de Contrôle (PJC). Les installations ont pour objectif de « faciliter les échanges commerciaux, de faciliter les passages des marchandises et des personnes à la frontière avec des procédures de passage souples », explique le directeur. A terme, les marchandises en destination du Niger -un pays enclavé et dépendant des ports de ses voisins- ne passeront que par trois contrôles.
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