Le business des Miles, moteur insoupçonné de la rentabilité d’Air France-KLM
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Le programme de fidélité d'Air France-KLM, Flying Blue, affiche une rentabilité de plus de 20%.
BT/ - REUTERS - Benoit Tessier
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Le programme de fidélité d'Air France-KLM, Flying Blue, affiche une rentabilité de plus de 20%.
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« Notre programme de fidélité est devenu une plateforme comptant plus de 30 millions de membres, un chiffre qui a doublé depuis 2022 ». Lors de l’assemblée générale d’Air France-KLM, organisée mercredi 3 juin, Ben Smith n’a pas manqué de rappeler sa satisfaction à voir s’envoler Flying Blue, évoquant « un pilier de la stratégie » du groupe. La preuve ? Au 1er trimestre, le programme a généré une marge opérationnelle de 78 millions d’euros, contre 11 millions d’euros pour Air France. Soit une rentabilité de 30%, contre 0,2% pour la compagnie tricolore.
La montée en puissance de Flying Blue, devenue une entité d’Air France-KLM à part entière en 2025, constitue une aubaine pour Air France-KLM alors que se profile une nouvelle crise de l’aérien sur fond de flambée du prix du kérosène. « Les revenus générés par les programmes de fidélité sont stables et servent d’amortisseurs en temps de crise, comme aujourd’hui, relève Benjamin Lipsey, président de Flying Blue. Les Miles permettent de faire rentrer des revenus alors que le coût n’est pas encore généré. » En outre, gagner ou dépenser des miles dépasse le cadre du transport aérien.
Achat de billets d’avions, mais aussi de produits dans les boutiques, réservations de chambres d’hôtels, locations de voitures, et même bons d’achats SNCF, donations à des ONG… Avec ses Miles, Air France-KLM dépassent les frontières en quête de nouvelles sources de revenus. « Pour les clients, le programme de fidélité constitue un fil rouge, une vitrine en dehors des avions eux-mêmes, tout au long de leur vie de consommateur, souligne Benjamin Lipsey. Une fois qu’un client est encarté avec une compagnie aérienne, il a tendance à retourner vers elle à chaque voyage. »
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