Changement climatique : le Nigeria doit mobiliser 140 milliards de dollars d'ici 2030
Emmanuel Atcha
Emmanuel Atcha
En pleine crise financière et monétaire, le Nigeria va devoir se trouver les moyens pour contrer les problèmes environnementaux sur son territoire. En en croire un expert de la Banque mondiale, le pays de Muhammadu Buhari aura besoin de pas moins de 140 milliards de dollars pour financer le développement de mesures efficaces contre les conséquences du changement climatique.
S'exprimant en marge d'un programme d'immersion sur le réchauffement climatique qui a eu lieu dans l'Etat fédéré de Kaduna au Nigeria, l'expert a expliqué le changement climatique ferait augmenter de manière considérable le niveau de pauvreté, avec ''plus de 100 millions de pauvres projetés'' d'ici 2030.
Ces conséquences, le Nigeria en a connaissance et se prépare activement pour les prévenir. Mais il faudra d'abord que le pays se relève financièrement et économiquement pour réinvestir comme cela se doit dans le secteur de la protection de l'environnement.
Présent à la rencontre pour le programme d'immersion, le coordinateur national du programme de gestion des bassins et de l'érosion (NEWMAP), Dahiru Salisu qui représentait la ministre de l'environnement, a révélé que le Nigeria se préparait déjà contre le réchauffement climatique.
Selon lui, tout comme l'a annoncé Benoît Bosquet, il faudra des moyens pour le pays afin de mettre en œuvre les mesures prises. Le Nigeria traverse actuellement une situation difficile de récession économique. Le ministre du budget Udo Udoma avait prévenu que le pays fera une croissance économique de 2,5% en 2017 et le Fonds monétaire international avait annoncé que le PIB du pays avait connu une contraction globale en 2016 de 1,7%.
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Afin de revenir sur le bon chemin, Abuja vient d'élaborer un plan de redressement sur la période de 2017 à 2020, suscité par la Banque africaine de développement. Il propose la privatisation d'actifs spécifiques, la réduction des coûts de gestion, l'augmentation de la production pétrolière à 2,2 millions de barils par jour avec pour visée la production de 2,5 millions par jour d'ici 2020, le développement d'infrastructures routières, des chemins de fer et enfin l'exploitation optimale des raffineries locales.
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La plupart de ces actions ont forcément une influence sur le changement climatique. Reste à espérer pour les autorités nigérianes que le plan de redressement permette d'aller vraiment loin et que d'ici 2030, le pays puisse retrouver sa lettre de noblesse économique, afin de financer ses mesures pour contrer le réchauffement climatique.
Emmanuel Atcha
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